Pour et contre du travail temporaire

Tout homme à femmes ou toute croqueuse d’hommes finit un jour par chercher la stabilité. Ils finissent par se lasser de la variété, et pour changer, ils ne veulent plus changer! Le même phénomène s’applique au monde du travail : les postes temporaires apportent une variété appréciable, qui peut cependant se transformer en fléau si elle n’est pas contrôlée. Tout comme un vieux célibataire qui ne trouve pas de relation durable, si vous abusez des contrats, il vous sera difficile de trouver un jour un poste permanent.

L’instabilité est une conséquence directe du monde temporaire, et celle-ci n’est pas bien vue par les employeurs. Pour eux, soit vous n’êtes pas assez bon pour être permanent, soit votre bougeotte les dissuade d’investir en vous. Dans les deux cas, vous tombez dans le cercle vicieux des contrats. Bien que mieux payé, vous avez une impression de précarité qui tient au fait que vous ne touchez pas d’avantages sociaux. À la longue, l’absence de sentiment d’appartenance est démotivante, l’incertitude du lendemain finit par vous ronger, et les multiples processus d’embauche auxquels vous participez vous épuisent.  

Les bons côtés

Vu comme ça, le travail temporaire n’est pas très séduisant, mais… il a pourtant ses bons côtés! On peut s’en servir pour aller chercher certaines expériences spécifiques, comme la maîtrise d’un logiciel. Il est très efficace pour boucher un trou entre deux emplois. On l’utilise même pour prendre le temps de chercher un poste permanent idéal. Ce revenu vous permet de payer vos factures le temps des recherches et vous évite d’avoir à vous jeter désespérément sur le premier job qui passe. Certains étudiants l’exploitent pour faire des essais avant d’adopter une carrière, et les immigrants y voient l’occasion d’acquérir plus facilement une première expérience professionnelle canadienne.

Il s’avère même utile à l’obtention d’une position plus stable. Il est fréquent qu’un employé qui a fait ses preuves en remplissant son contrat se fasse offrir la permanence en fin de compte. Certaines entreprises se servent du temporaire pour recruter du permanent. Elles y voient une période d’essai très efficace qui n’engage aucune des deux parties. Vous n’aurez pas de problème avec le travail temporaire si vous le consommez avec modération. Il doit être vu comme un outil, une transition et non une solution «permanente». Le but étant de ne pas s’y éterniser et d’en sortir à temps.

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