Pourquoi la course à l'investiture républicaine ne s'est pas arrêtée après le Super Tuesday?

Après la soirée de mardi dernier, il est presqu’impossible qu’un candidat autre que Romney (415 délégués) remporte la primaire à l’investiture républicaine. Pourtant, malgré cette avance monumentale, personne ne semble vouloir se retirer, pas même Ron Paul qui ne compte que 47 délégués.

Newt Gingrich, qui a perdu toutes chances de l’emporter, a affirmé qu’il restait dans la course parce qu’il était convaincu que ni Romney ni Santorum ne représentait le meilleur choix. Ron Paul lui qui, depuis le début, ne se fait pas d’illusions, restera tant et aussi longtemps que ses finances le permettront, ne serait-ce que par souci d’alimenter le débat et d’amener ses adversaires à se prononcer sur des questions qui le préoccupent. Et Santorum, qui reste en bonne position, n’est pas près de lâcher.

On comprend que Santorum puisse vouloir encore espérer qu’un miracle se produise, car il a livré une bataille serrée mardi soir dans l’état clé et populeux de l’Ohio. Une mince avance de 1% a permis la victoire de son adversaire. Il a remporté le Dakota du Nord, le Tennessee et l’Oklahoma. Il a évoqué mercredi ses trois victoires pour défendre l’idée que plusieurs électeurs étaient toujours en quête d’une alternative conservatrice à Romney.

J’ai déjà parlé de la difficulté qu’éprouve Romney à rejoindre les états du Sud, qui sont les traditionnels bastions du Parti républicain. Cela représente un véritable problème pour sa campagne. Jusqu’à date, il n’a gagné que la Virginie et encore là, ni Newt Gingrich ni Santorum n’y étaient éligibles. Il doit maintenant mettre les bouchées doubles pour remporter le Mississipi et l’Alabama, qui votent mardi prochain, et convaincre du même coup l’électorat américain qu’il est en mesure de gagner dans le Sud parmi les électeurs évangéliques et ceux de la droite conservatrice.

Au sein du Parti républicain, on craint que le fait de poursuivre la course inutilement n’affaiblisse Romney pour l’élection présidentielle. Les plus optimistes rappellent qu’Obama avait réussi à se remettre du long combat auquel il s’était livré contre Clinton pour la primaire démocrate, affirmant que beaucoup des petites attaques sur des prises de position politiques ont une durée de vie limitée. Mais d’autres s’inquiètent que des tirs répétés sur l’incapacité de Romney à rejoindre les électeurs de la classe moyenne ou ses prises de décisions contradictoires ne profitent à nul autre qu’Obama.

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