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16:49 23 février 2018 | mise à jour le: 23 février 2018 à 16:51 Temps de lecture: 3 minutes

L’agriculture urbaine au service de l’intégration sociale

L’agriculture urbaine au service de l’intégration sociale
Photo: Isabelle Bergeron/TC Media

L’agriculture urbaine aurait-elle des effets thérapeutiques? Pour André Chabot, ancien enseignant en horticulture et aménagement paysager maintenant consultant au CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal, ça ne fait aucun doute.

Depuis le début de l’année, l’horticulteur participe en compagnie de Vincent, un patient de l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal, et des employés de Y’a quelqu’un l’aut’bord du mur (YQQ) à un projet-pilote de culture de micro-pousses au sein même de l’institut.

Chaque semaine, Vincent est fidèle au poste. Son rôle est important. Il se charge notamment de l’empotage et de l’arrosage. Appuyé par les gens de YQQ, il participe aux diverses étapes de production des micro-pousses.

Lorsque les micro-pousses arrivent à maturité, après de 7 à 10 jours, elles sont ensuite vendues aux employés de l’institut et aux gens de la communauté, au profit de la Fondation de l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal.

Vincent est un excellent vendeur. Il connaît bien ses produits et adore partager son expérience avec les clients.

Au terme de sa première semaine de bénévolat au sein du projet, il était fier de raconter à ses thérapeutes que c’était la première fois qu’il se sentait aussi valorisé et qu’on le félicitait pour son travail.

«Vincent fait partie à part entière de l’équipe. Le projet est une belle occasion pour lui de s’intégrer socialement. Et jusqu’à maintenant, il le réussit très bien», de souligner fièrement M. Chabot.

À plus long terme, le consultant du CIUSSS aimerait bien accueillir davantage de patients bénévoles au sein du projet.

Il est convaincu des bienfaits de telles initiatives sur certaines catégories de patients. Sentiment d’appartenance, valorisation, confiance en soi, persévérance ne sont que quelques-uns des termes utilisés pour décrire le cheminement de Vincent à travers l’expérience.

En fait, M. Chabot est si convaincu des résultats positifs sur les patients qu’il multiplie les projets.

L’an dernier, il a été à l’origine de la mise sur pied du projet d’apiculture urbaine à l’institut. Une ruche a été installée sur le toit du bâtiment et il s’est «lancé» dans la production de miel.

Le projet sera d’ailleurs de retour cet été. Il prendra même de l’expansion puisque trois ruches seront installées pour la prochaine saison estivale.

L’horticulteur a aussi conclu une entente de partenariat avec YQQ pour cultiver un nouveau potager urbain dans une partie encore inexploitée des terrains de l’institut.

Les fruits et légumes produits serviront à alimenter les divers kiosques maraîchers de YQQ. Une partie des recettes engendrées sera remise à la Fondation de l’établissement de soins de santé.

Ce sont des projets gagnants pour toutes les parties: l’Institut, la Fondation, les patients bénévoles et les organismes partenaires, assure M. Chabot. Tant que ce sera le cas, l’horticulteur entend bien continuer dans cette veine.

La vente des micro-pousses de l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal se tient les mardis, de 11h à 13h, à l’agora de l’institut et l’événement est ouvert à tous. Les gens peuvent se procurer une barquette de 100 g de micro-pousses de leur choix au coût de 6$. Pour chaque vente, 1$ est remis directement à la Fondation de l’institut.

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