Mitt Romney: Le briseur de rêves XXX

Quoi? Interdire la porno? Avons-nous bien compris? Quel manque de respect pour notre génération de la part du candidat présidentiel américain.

Nous sommes sûrs que notre génération est outrée. Prête à descendre dans la rue, Américains, Québécois et peut-être même Canadiens anglais qui votent conservateur… Si certains osent avouer que la masturbation autre qu’intellectuelle existe!

Nous mentionnons «notre génération», parce que c’est celle qui n’a eu l’internet qu’à l’âge de 15-16 ans!

Avant ça, vers 12-13 ans, pour se dégourdir un peu, il a fallu rivaliser d’ingéniosité pour apprendre ailleurs qu’à Bleu Nuit et développer des tendinites qui n’apparaîtraient que plusieurs années plus tard.

Oui, à 31-32 ans, nous faisons partie des derniers des Mohicans. Oui, nous étions de jeunes gars fiers, boutonneux, avec des lunettes et des broches, qui achetaient des magazines pornos à un commis de dépanneur à l’air goguenard, les yeux rougis par le pot de la veille, qui avait probablement juste cinq ans de plus que nous!

Ça, ça prenait du guts.

Pas juste besoin de taper des mots vulgaires dans Google accompagnés de l’expression free pics. Noooooon monsieur! Lucien Bouchard ne pouvait pas dire de nous qu’on était paresseux! Noooooooon madame!

Les magazines au dépanneur, ça passait : on laissait un ou deux dollars de plus au commis post-adolescent et bingo!

Par contre, quand venait le temps de louer un film, c’était la galère : piquer la carte du club vidéo de son père dans son portefeuille, se déguiser en plus vieux quitte à se laisser pousser une moustache molle et envoyer ses amis choisir des films dans la section avec des portes de saloon pendant qu’on distrayait le commis et que les autres t’apportaient subtilement les cassettes qu’on mélangeait allègrement avec beaucoup, beaucoup, BEAUCOUP d’autres films dont on se foutait éperdument

Et voilà que Mitt Romney voudrait annihiler toutes les heures de travail des jeunes hommes qui ont de 30 à 35 en interdisant la pornographie s’il est élu? Non, ça  ne passera pas.

Après V pour Vendetta, V pour v*****! (Mot coquin en anglais…) Oui, quand nous avons chacun reçu l’internet à la maison, c’était plus simple… Mais pas autant que M. Romney le pense…

Il fallait quand même composer un numéro de téléphone et que notre modem se connecte, le tout dans un bruit subtil qui aurait pu être un croisement entre un fax avec un moteur de tondeuse et une machine à café : «Bip…bip…bip! Crouiiiish… Fiout-fiout-fiout.»

Et voilà, à l’écran on pouvait lire : «Vous êtes connecté à l’internet.»

Regarder de la porno?

Yes we can Mr. Romney. YES WE CAN. Thank you God!

Les opinions exprimées dans cette tribune ne sont pas nécessairement celles de Métro.

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