L'entraîneur de l'Impact n'est pas obligé de parler français

Je suis à la Coupe Rogers pour toute la semaine. Donc, quel bon moment pour faire un blogue sur le français au sein du Canadien et de l’Impact. Je sais, ça n’a aucun sens, mais Internet ne fonctionne pas en ce moment et il n’y a aucun match en cours. Bref, j’ai un peu de temps à perdre.

L’organisation de l’Impact a fait savoir récemment qu’elle avait choisi son nouvel entraîneur. On ne connaît pas encore l’identité du pauvre bougre, qui aura pour tâche d’amener cette équipe, à la fiche exécrable, en MLS l’an prochain. Les partisans doivent toutefois accepter le fait qu’il est très possible que le prochain pilote du onze montréalais ne maîtrise pas la langue de Molière. Et vous savez quoi? Ce n’est pas grave. Je n’apprendrai à personne que le Québec n’a pas une très grande tradition de soccer.

Il est donc normal que la formation montréalaise pense à piger ailleurs pour embaucher son nouvel entraîneur et à moins que cet «ailleurs» ne soit un autre pays francophone, les entraînements et les entrevues futures se dérouleront probablement en anglais. Pourquoi cela ne me choque pas? Parce que l’Impact est une organisation qui comprend et respecte énormément la réalité québécoise et montréalaise. On a qu’à aller dans l’entourage de l’équipe pour le constater. Du français par-ci, de l’anglais par-là. On entend même des joueurs parler entre eux en français. Je sais… étrange.

On est donc loin du bilinguisme de façade du Canadien, une équipe qui semble penser uniquement en anglais et qui ajoute ensuite des petites touches de français ici et là question d’apaiser les quelques partisans qui pourraient encore s’en offusquer. (Si vous voulez un exemple, vous n’avez qu’à aller voir les mauvaises traductions françaises sur le site web de l’équipe.)

Qu’importe, on a le droit d’exiger que le Canadien embauche des hommes de hockey capables de s’exprimer en français, car le Québec et les endroits francophones du Canada regorgent de talents dans ce domaine. On sera tout aussi exigeants avec l’Impact dans une vingtaine d’année, quand le Québec aura autant de bons entraineurs de soccer que de hockey.

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