Notre merveille masquée du mois: le cinéma québécois
Toujours premiers à ridiculiser les politiciens véreux, certains artistes ou encore les idées de campagnes marketing de leur gérant, qui trouve intelligent d’envoyer des lettres menaçantes à des journalistes, nous aimons aussi montrer que l’actualité regorge de gens remarquables. Chaque mois, nous mettons en exergue les exploits d’une personnalité ou d’un groupe qui mérite le titre de Merveille masquée.
On a beaucoup entendu les mots «année désastreuse» dans les derniers jours pour décrire le cinéma québécois de 2012. L’expression est vraiment mal choisie! Car s’il est vrai qu’il y a eu une baisse des revenus, on ne peut certainement pas en dire autant de la qualité des productions et de leur impact dans le monde.
D’abord, même si le film date de 2011, c’est cette année que les droits de Starbuck, une comédie à la fois drôle et touchante imaginée par Martin Petit et Ken Scott, ont été achetés par nul autre que Dreamworks, la compagnie de Steven Spielberg! La version américaine, qui sera également réalisée par Ken Scott et qui met en vedette Vince Vaughn (parfait pour ce rôle), sortira sur nos écrans le 3 octobre 2013 et s’appelera The Delivery Man.
Ensuite, on ne peut passer sous silence l’extraordinaire accomplissement de deux réalisateurs québécois, Kim Nguyen et Yan England, qui ont chacun obtenu une nomination aux Oscars. Le premier pour son film Rebelle, et le second, grâce à son court métrage Henry.
C’est particulièrement extraordinaire.
Yan England a appris sa nomination en direct sur les ondes de CKOI (où il est morning-man) au cours d’un moment de radio particulièrement touchant.
Finalement, même s’il n’est pas aux Oscars cette année, nous sommes persuadés que nous y retrouverons un jour son nom : Rafaël Ouellet. Son film Camion est émouvant, sensible, et on y trouve des acteurs (Julien Poulin, Stéphane Breton et Patrice Dubois) au sommet de leur art, visiblement dirigés de main de maître. Après avoir fait le tour de plusieurs festivals de cinéma dans le monde, encensé partout, c’est le film de 2012 au Québec, rien de moins. Et Rafaël ne l’a pas que réalisé, il l’a
aussi écrit!
Nous avons travaillé avec lui à la télévision pendant quelques mois et, pour vous donner une idée de son talent, disons qu’il a réussi à nous faire passer pour des comédiens!
Un très grand cinéaste dont on entendra beaucoup parler dans les années à venir.
Une «année désastreuse»? Vraiment?
Les opinions exprimées dans cette tribune ne sont pas nécessairement celles de Métro.