Terreur sur la ligne
Terreur sur la ligne est la version française du thriller When a Stranger Calls, dans lequel une jeune gardienne reçoit des appels insistants d’un étranger à la voix menaçante qui la retient au téléphone toute une soirée. En le regardant récemment, ce qu’on a trouvé de plus terrifiant, c’est que la fille en question ait pu ne pas profiter du forfait Soir et week-end illimités. Sinon, attention la facture!
On a été très heureux d’apprendre qu’un recours collectif s’organisait pour que les compagnies de cellulaire cessent de nous voler.
Notre histoire d’horreur concerne Bell Mobilité. Se rendant au Mexique, l’un de nous deux, qui préfére garder l’anonymat (appelons-le Seb T. pour le protéger) a averti sa compagnie de cellulaire. On lui a répondu que, si le téléphone restait fermé quand il ne faisant d’appel, il ne connaîtrait pas d’ennui, et Seb T. (un peu naïf et ayant tendance à faire confiance aux gens – il porte un collier de pur noisetier) a été informé du prix pour appeler au Québec, quelque chose comme 4,99 $ la minute. Comme une ligne érotique, mais sans la fille de 300 lb à la voix rauque à l’autre bout du fil!
Quelle ne fut donc pas la surprise de S. Trudel (qui a aussi acheté la nouvelle machine à pied de Guy Lafleur) de recevoir le mois suivant une facturede plus de 1700 $!
«Mais voyons, qu’est-ce que vous avez fait?» de faussement s’offusquer la personne en Inde engagée par Bell pour faire semblant de donner duservice à sa clientèle.
Allumer son téléphone quelques secondes pour vérifier courriels et messages textes, voilà ce qu’il avait fait de mal! Il y avait eu du transfert de données, bla bla bla.
Le bonasse chroniqueur s’est alors fâché. Et a annoncé à la compagnie de cellulaire qu’il la quittait pour Vidéotron. Presque immédiatement, un miracle est arrivé! D’un coût de baguette magique, plus de 50 % de la facture a disparu. «On ne fait pas ça normalement, a dit le menteur au bout du fil. Mais on tient à vousgarder, car vous êtesun bon client!»
Un client épais, qu’il aurait dû dire. Car, comme tout le monde en 2012, Trudel a «besoin» de son iPhone, question d’obsessivement le regarder toutes les deux minutes, de prendre des photos de ses repas, d’envoyer des messages à des ex quand il a trop bu, de télécharger des applications ridicules et, occasionnellement de recevoir une facture qui l’est tout autant, mais qu’il n’a pas le choix de payer.
C’est aussi stressant qu’une campagne marketing d’Anik Jean et ça donne pas mal plus le goût d’appeler la police! Monsieur l’agent, on tente de me voler! Comment ça, c’est légal au Canada?!
Les opinions exprimées danscette tribune ne sont pasnécessairement celles de Métro.