USA-armes : Obama pourrait règlementer par décret
Avec une journée d’avance sur l’échéance qui lui avait été donnée, le vice président Joe Biden a présenté les recommandations de son groupe de travail sur la violence armée au président Obama. Ce dernier a laissé entendre qu’il pourrait bien procéder par décret présidentiel afin de mettre en application certaines des recommandations. Il a parlé d’une liste d’étapes que son gouvernement pourrait entreprendre afin d’éviter que la tragédie de Newtown ou celle d’Aurora ne se reproduisent.
Des législateurs, qui ont été mis au fait des détails de ce document, ont parlé d’une liste de 19 étapes que le président Obama pourrait entreprendre seul, sans l’appui du congrès ou du sénat, en procédant par décret. Obama pourrait également renforcer les lois déjà en vigueur, comme exiger des pénalités plus sévères pour ceux qui font de fausses déclarations lors de la vérification d’antécédents.
En soulevant la possibilité de se servir de son décret présidentiel pour aller de l’avant avec de nouvelles lois sur le contrôle des armes à feu, Obama s’expose a de vives critiques de la part des propriétaires d’armes. Steve Stockman, un élu Républicain du Texas a déjà affirmé lundi qu’il comptait bien recourir au processus de destitution si le président se servait de décret pour contrôler les armes.
Fonctionnaires de la Maison-Blanche et élus démocrates se sont faits rassurants lundi, affirmant qu’il y avait des limites claires a ce que le président Obama pouvait accomplir sans passer par le congrès et qu’il ne comptait pas aller au delà des limites que lui imposaient son poste.
Si vous vous demandez comme moi ce qui justifie ce recours au décret présidentiel sur la question du contrôle des armes à feu? Rahm Emanuel, le maire de Chicago et l’ancien secrétaire général de la maison blanche a affirmé lundi que le président devait se charger de débarrasser la table en allant de l’avant avec les points sur lesquels il pouvait intervenir de façon indépendante, afin de faire de la place aux plus grands enjeux qui devront passer par l’approbation des deux chambres.