Internet, le buffet all you can take

Ça brasse sur l’internet. J’ai commencé à écrire ma chronique, la SOPA était en action. En plein milieu de l’écriture, oops, pu de SOPA pour tout de suite. Ça arrive. Comme l’autre fois : j’ai commencé à écrire, il neigeait pas. Puis un moment donné, oops, il neigeait. C’tu fou pareil. Heille, l’action dans ma vie toé.

La SOPA, Stop Online Piracy Act, c’est, comme ça le dit, une loi pour censurer les sites qui utilisent des images, des films, de la musique non libres de droits. Ça, c’est la grande ligne. Mais y a plus profond et complexe. C’est une chronique d’humour, pas d’informatique. Tapez SOPA sur Google, puis laissez-moi dire des niaiseries. Au fait, Google, Facebook et Wikipédia, pour ne nommer que ceux-là, sont contre cette loi.

Faut comprendre la rage. Une fois que tu goûtes assez longtemps au gratuit, peu importe le service, avantage que tu croyais acquis, dur, très dur, de reculer. Peu importe l’âge. Ici, on parle plus des 15-25 ans qui chialent. Mais essaie voir d’enlever à Denis, 49 ans, son brake de 15 minutes. Ou à Nicole, 54 ans, sa machine à café dans la cuisine.

«QUOI!!! Comment ça, pu de café? Non, mais ça a-tu du bon sens!» Occupy the kitchen! Des pancartes FREE THE COFFEE! Nicole qui se fait poivrer les yeux. Denis arrache son t-shirt Che, se protège les yeux avec et frappe le gardien à coups de brocheuse.

Qu’est-ce tu veux. On est comme ça. On aime pas ça reculer. Je l’ai déjà dit. À mon humble avis, un adulte, c’est un enfant qui a le droit d’acheter des cigarettes. On est conditionnables. De notre naissance à notre mort. Viens pas enlever nos conditions, on devient mauvais. La machine à café dans cuisine, touche pas à ça. L’internet libre, touche pas à ça. C’est aussi simple que ça.

Les humains, on est comme des vampires en stand-by. Tant qu’on ne goûte pas au sang, nos canines restent rondes. Si une goutte de sang tombe sur notre langue, même par accident, c’est fini. On en voudra plus, et toujours plus. Et bonne chance pour nous faire revenir en arrière. Il y a toute une génération qui a goûté au sang de l’internet gratuit et libre. Tu ne peux pas leur enlever ça en pensant qu’ils ne vont pas mordre un peu.

– Les opinions exprimées dans cette tribune ne sont pas nécessairement celles de Métro.

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