Tit-cul Benoit vous raconte Noël
OK, on va rire de moi un peu. En sixième année, à 11 ans, on devait écrire une histoire pour Noël. La mienne s’était retrouvée dans le «journal» de l’école. J’étais assez fier merci. Je ne gagnais jamais les maudits concours de dessin Desjardins! Pourquoi pas donner au tit-Ben de 11 ans une tribune dans un vrai journal? Avec entre parenthèses les commentaires de grand Ben? C’est les Fêtes, on s’amuse.
Tout le monde se demande si le père Noël a vraiment existé… (Bon, tout le monde, tu vas large, kid. Mais à 11 ans, ton monde est petit.) Il y a très longtemps, au mois de décembre, la veille de Noël, quatre enfants étaient partis tôt le matin, car ils voulaient aller chercher de beaux cadeaux au village voisin. Alors qu’ils étaient sur le chemin du retour, une terrible tempête s’éleva. (Des enfants qui vont chercher des cadeaux. J’avais une belle naïveté.)
Non loin du village d’où ils revenaient, ils décidèrent d’aller se réfugier dans une auberge. Ils cognèrent à la porte et l’aubergiste leur ouvrit en disant : «Allez-vous-en, jeunes intrus!» Et il leur claqua la porte au nez. Les quatre enfants commençaient à être épuisés par la tempête. (Ah ah, typique. L’image des méchants adultes qui n’aiment pas les enfants. Maudit que j’aimais pas les adultes!) La nuit tombée, ils virent une lueur venant d’un sentier.
Ils décidèrent d’aller voir si on pouvait les héberger pour la nuit. Une fois rendus à la maison, la porte s’ouvrit en grinçant. Une voix grave dit : «Entrez, mes jeunes enfants.» (Du suspense, du suspense.)
Ils virent alors un vieil homme avec une épaisse barbe blanche. Il était vêtu de rouge avec une ceinture noire et un gros ventre. Il leur dit : «Venez vous réchauffer près du feu.» Puis, il alla leur chercher de la soupe. Après avoir mangé, assis autour du vieil homme, ils écoutèrent de belles histoires et s’endormirent. (Maudit, j’écrivais mieux en sixième année qu’aujourd’hui. Parlez-en aux correcteurs du journal…)
Ils se réveillèrent en sursaut, au son de la cloche de minuit, mais… dans leur lit. Chacun trouva un bas de laine rouge sur son bureau, rempli de cadeaux. Ils n’ont jamais vraiment su ce qui leur était arrivé ce soir-là. (Panpan! Encore du suspense) Rêve ou réalité? Peu importe, après tout cela fait partie de la magie de Noël. Fin.
11 ans, une conclusion ouverte, un peu de morale, un peu de rêve. Au moins, on ne peut pas dire que je me donne un genre. Ça fait un bout que je suis comme ça. Joyeuses Fêtes tout le monde. Je cache ce texte et le ressors dans 40 ans.
– Les opinions exprimées dans cette tribune ne sont pas nécessairement celles de Métro.