Et si Richard Bergeron était l’élu…
Octobre 2009, j’ai rencontré Richard Bergeron chez lui, non loin de l’hôpital Saint-Luc. À l’époque, il était l’attraction de la campagne pour la mairie de Montréal. Il avait fait un bond spectaculaire dans les intentions de vote pour être ex æquo avec les favoris.
J’avais jeté mon dévolu sur la star de l’Heure pour préparer un papier à publier dans un hebdomadaire marocain, au cas où il décrocherait le Graal. Eh oui, Richard Bergeron est marié à une Marocaine.
Chez lui, son épouse et sa fille m’ont servi de vraies pâtisseries fines, à la marocaine, et du thé. L’étiquette Maroc a été respectée!
Son image médiatique est à l’opposé de l’homme au foyer que j’ai rencontré. À tort, on a souvent dépeint l’homme, intelligent et titulaire d’un doctorat en politiques urbaines, comme un OVNI dans les couloirs de l’Hôtel de Ville, un idéaliste aux idées qui ne dépasseraient jamais le stade des maquettes. Faux. La preuve, regardez l’arrondissement de Rosemont et celui du Plateau. Ce sont les équipes de Bergeron qui gèrent les lieux. François William Croteau et Luc Ferrandez incarnent la ville de demain avec des ressources rares et des administrations transparentes.
Ce Richard Bergeron souvent présenté avec ses airs hargneux et vindicatifs – peut-être à cause de ses longues années de lutte contre l’establishment et la bureaucratie qui sclérosent notre ville – est différent de l’homme dans son intimité. Il aime Montréal à l’infini.
Chez les Bergeron, j’ai rencontré un homme affable. Il s’est ouvert avec générosité. Il m’a parlé de son coup de foudre pour celle qu’il allait épouser par la suite. C’était lors d’un séminaire au Maroc. Dès qu’il l’a vue, les dieux de l’amour ont foudroyé son cœur.
Et Richard Bergeron n’est pas seulement tombé en amour avec sa dulcinée, mais aussi avec les médinas du Royaume. Elles ont inspiré certaines de ses idées pour faire de la ville de Montréal une ville culturelle, une ville de commerces de proximité et de vitalité économique, une ville à l’avant-garde du développement durable et un esprit de vie «de bon voisinage».
Avant d’aller voter, prenez le temps de lire les programmes des quatre candidats en tête des sondages. Comme l’a rappelé Michèle Ouimet dans La presse d’hier, vous allez vous rendre compte que Bergeron a «le programme le plus solide».
Dans le doute, lisez Réussir sa ville, le super grand dossier de Jean-Benoît Nadeau dans le numéro de novembre du magazine L’actualité.
Vous n’avez plus droit de vous tromper!