D’autres révélations de Ken Pereira à TLMEP
Dimanche, à ICI Radio-Canada Télé, Ken Pereira a fait, entre autres, des révélations troublantes sur la discrimination des Québécoises sur nos chantiers de construction, alors que notre gouvernement est aux abonnés absents!
Pour plusieurs Québécois, Ken Pereira, ce témoin vedette de la Commission Charbonneau, est l’exemple même du chevalier blanc qui a osé affronter la mafia de la construction. Ce sont ses révélations sur les notes de frais de Jocelyn Dupuis à l’émission Enquête, en 2009, qui ont entraîné la chute de l’ex-directeur général de la FTQ-Construction.
Bien qu’il ait déjà révélé beaucoup de choses dans une entrevue accordée à l’émission 24/60 à RDI, à la fin octobre, Ken Pereira en a rajouté à Tout le monde en parle sur les dessous de la collusion au sein de la FTQ et bien plus. Devant le silence assourdissant et complice de certains dirigeants de la FTQ, cet homme de convictions s’est mis debout et a dénoncé l’absurde. Au lieu de le soutenir, la direction de son syndicat a essayé de le tasser.
Ken Pereira a payé le prix fort, car il a aussi vécu la peur, les menaces et l’exil forcé vers l’Alberta pour y travailler depuis presque quatre ans. Malgré la campagne de salissage en règle qu’il a subie, Ken Pereira demeure aux yeux du public un témoin crédible. La majorité des révélations de cet ancien directeur du local 1981 affilié à la FTQ-Construction a été corroborée à la suite d’autres témoignages de la Commission Charbonneau.
En vrai témoin à charge, vers la fin de son entrevue, Ken Pereira a confié à Guy A. Lepage que malgré toutes ces révélations, le gouvernement laisse des hommes douteux gérer la destinée d’une si grande centrale syndicale. Le statu quo arrange-t-il notre gouvernement?
Pire, le témoin vedette de la Commission Charbonneau a affirmé en heure de grande écoute qu’ici au Québec, des entreprises discriminent systématiquement les travailleuses québécoises dans le domaine de la construction parce qu’elles sont des femmes!
Dans les arcanes du pouvoir, ce fait avéré n’est pas un secret de polichinelle. Ken Pereira a affirmé que notre gouvernement, par l’entremise de sa Commission de la construction du Québec (CCQ), sait qu’il y a bel et bien discrimination des travailleuses de ce secteur, mais là aussi, il ne fait rien.
Pourquoi?