Entre les robes de mariée, la garderie et les beaux papas

Au début de l’été, je vous ai écrit que je venais d’emménager toute seule et que j’étais aux petits oiseaux. C’est toujours le cas! Cependant, j’avais omis de vous spécifier que mon nouvel appar-tement se trouve au-dessus d’un magasin de robes de mariée et que mon balcon donne sur une garderie. Vous croyez vous aussi que «la vie m’envoie des signes»? 

Hé oui, chaque fois que je rentre chez moi, je passe devant la vitrine d’un magasin de robes de mariée, qui me rappelle que ce n’est pas demain la veille que j’aurai à en magasiner une.

Les robes qui y sont exposées sont affreuses, et je n’ai jamais vraiment rêvé de me marier en blanc dans une robe de princesse… N’empêche, depuis qu’une de mes amies m’a montré que si on se met sur le bout des pieds devant une des robes, le reflet de la vitre nous renvoie notre propre image de jeune mariée, il m’arrive de regarder de quoi j’aurais l’air dans une robe blanche à crinoline…

Ce qui m’exaspère un peu plus, toutefois, c’est la garderie que je vois depuis mon balcon. Chaque matin de la semaine, quand j’y prends mon café, j’observe la horde de parents qui viennent y déposer leurs petits pour la journée. Les enfants s’appellent Simone, Charlotte, Matéo, Mathis, et ils sont mignons comme tout. Quand l’un d’entre eux lève les yeux vers moi et me fait un signe de la main, j’avoue que mon horloge biologique fait un tour complet!

Il y a aussi les beaux papas qui me causent problème. Avez-vous déjà remarqué que dès qu’un homme est en présence d’un enfant, il devient beau? Le matin, ils sont nombreux à venir reconduire leur progéniture à la garderie, en vélo ou en auto. Je ne peux pas m’empêcher de les reluquer et de penser rêveusement qu’un jour je rencontrerai un gars qui deviendra un beau papa comme ça.

Alors, il se passe toujours la même chose. Dès que je croise le regard d’un beau papa ou que je sens qu’il a vu que je le regardais, je détourne les yeux. Je me sens comme si j’avais commis un grave péché! Au nombre de papas que je croise dans mon quartier, je crois bien que je vais bientôt être obligée d’aller me confesser! Une amie m’a déjà confié ressentir la même culpabilité quand elle jetait un regard à un beau papa. C’est comme s’il y avait une règle non écrite qui nous interdisait de poser nos chastes yeux sur un papa. Pourtant, on ne veut rien faire de mal, seulement regarder!

Malgré tous ces éléments qui me remettent tous les jours mon statut de célibataire sous le nez, j’adore mon nouveau quartier et mon joli trois et demi, mais je ne peux pas m’empêcher de me demander s’il reste encore des futurs beaux papas sans enfant dans le coin… Les gars, j’ai la robe et la garderie juste à côté!

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– Les opinions exprimées dans cette tribune ne sont pas nécessairement celles de Métro.

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