Plan d'attaque… la suite
Deux semaines après avoir lancé mon plan d’attaque, j’ai pensé vous faire un petit bilan de mes récentes expériences. Un sourire par jour à un inconnu et quelques invitations plus tard, force est d’admettre que j’ai enfin l’impression de prendre mon célibat en main!
C’est fou comment un petit sourire peut égayer une journée. Pas facile cependant de montrer toutes ses dents à un parfait inconnu. Il faut un brin d’audace et une bonne dose de confiance en soi. Mais une fois la chose faite, je me suis sentie chaque fois plus rayonnante. Mes sourires n’ont pas donné lieu à des rencontres mémorables ni à des invitations à aller prendre un verre, mais j’ai l’impression que ça ne saurait tarder.
Pour ce qui est de la phase deux du plan – aller parler à un jeune homme intéressant dans une soirée –, j’ai aussi osé. Lors de mon premier essai, je me trouvais dans un cocktail organisé par une marque de vodka réputée. L’homme en question était seul au bar, et j’ai profité du moment où l’amie qui m’accompagnait était partie aux toilettes pour l’aborder. Choisir un angle d’approche était assez facile parce que la soirée avait pour but d’honorer les 30 célibataires montréalais les plus hot. Je lui ai donc demandé s’il faisait partie du lot. Il n’en faisait pas partie – moi non plus d’ailleurs – et il était venu à la soirée avec sa copine… J’ai vite su que mon chien était mort, mais j’étais assez fière de lui avoir parlé, seule, sans amie sur laquelle s’appuyer.
Ce week-end, j’ai même poussé la chose plus loin en invitant un parfait inconnu à aller prendre un verre. Bon, il est vrai que c’était la fête à Montréal, avec les FrancoFolies et le Grand Prix, et que tout le monde se parlait dans les rues, mais c’était tout de même la première fois que je faisais ça. Mathieu, un mignon journaliste venu d’ailleurs pour couvrir le Grand Prix, a accepté mon invitation alors que je marchais avec des amis sur la portion du boulevard Saint-Laurent fermée pour les festivités.
Je suis donc allée prendre un verre avec lui, une de mes amies et un de ses collègues. À la fin de la soirée, il m’a raccompagnée jusque chez moi, mais quand je l’ai invité à prendre un dernier verre, il a décliné l’offre. Au départ, j’étais un peu vexée, mais au final, j’étais contente d’avoir franchi une nouvelle étape.
Plusieurs de mes amies ont elles aussi décidé de suivre mon plan, et elles ont eu beaucoup de succès! Mon amie Caroline est allée au cinéma seule la semaine passée, et quand la projection s’est terminée, elle a demandé à son voisin comment il avait trouvé le film. Ils ont décidé d’aller en discuter autour d’un café. Ils se sont ensuite échangé leurs numéros de téléphone. À suivre…
Au fond, mon plan n’a rien de bien révolutionnaire. Il pousse seulement à être plus ouverte, plus proactive et à ne pas laisser le train passer. Un changement d’attitude, quoi!
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