Le bon gars
Il y a quelques années, j’ai fait la rencontre d’un jeune homme très sympathique dans le cadre de mon travail. Durant un événement où je ne connaissais personne, il est venu à ma rencontre, et nous avons discuté longuement. Le hasard a fait que nos chemins se sont recroisés, et nous sommes devenus amis.
Dès notre deuxième rencontre, j’ai su qu’il avait le béguin pour moi, mais aussi, j’ai su qu’il ne serait jamais l’homme qui ferait passer mon statut Facebook de célibataire à en couple. Je savais que ce n’était pas le BON gars. Ça se sent ces choses-là!
À ce moment, j’aurais dû prendre mes distances, ne pas lui donner mon numéro de téléphone. Je savais que je me mettais dans le pétrin en l’acceptant dans mes amis Facebook, mais est-ce que j’allais couper tous les ponts avec lui parce que je présumais qu’il était en train de tomber amoureux de moi?
Ce jeune homme, appelons-le Mathieu, a alors commencé à m’appeler souvent et à me proposer des sorties. J’étais alors en plein dilemme : si j’acceptais son invitation, il allait penser que j’étais aussi intéressée, et si je refusais, eh bien, je savais que nous allions nous revoir dans le cadre de notre travail, et qu’il allait toujours revenir à la charge.
Pendant des mois, j’ai refusé plusieurs invitations, et j’en ai accepté quelques-unes quand je savais que nous ne serions pas en tête en tête. Toute cette histoire me causait bien du stress, surtout qu’il ne m’avait toujours pas déclaré sa flamme.
Le jour J a fini par arriver. Il m’a invitée à souper chez lui, seule, et je savais très bien qu’il allait sûrement tenter un rapprochement. J’ai alors fait une fille de moi et j’ai accepté! S’il me faisait sa déclaration d’amour, j’allais y répondre, et enfin décimer le malaise.
Finalement, il m’a dévoilé ses sentiments de façon un peu maladroite – essayer de se coller subtilement sur quelqu’un pendant un film, ça ne devrait plus se faire après le secondaire!
Malgré le fait que j’étais un peu déroutée par son approche, j’ai été franche avec lui, et je lui ai dit que ce qu’il ressentait pour moi n’était pas réciproque, mais que je voulais qu’on reste ami; l’ennuyeux discours classique, qu’on n’aimerait pour rien au monde entendre!
Mathieu s’est alors confié à moi et m’a dit que ce n’était pas la première fois qu’on lui répétait mon discours, et qu’il était toujours vu comme le bon gars, mais pas le BON gars. (Un problème dont plusieurs lecteurs m’ont fait état et qui mérite à lui seul une chronique entière!)
La morale de cette histoire : pourquoi ne pas mettre les cartes sur table dès le départ quand on rencontre une personne, qu’elle nous plaise ou pas, afin d’éviter des déceptions et surtout des situations embarrassantes de part et d’autre?