Des péages payants

En mai 2007, la Ville de Montréal déposait un plan de transport ambitieux et moderne axé sur le transport actif et collectif. Accueilli très favorablement, ce plan comportait un défi majeur, mais réalisable : trouver la structure de financement adéquate pour le mettre en ouvre.

Plusieurs outils ont depuis été mis en application pour ramasser l’argent nécessaire, comme le fonds vert du gouvernement du Québec généré à partir de la taxe sur le carbone. Ces mesures sont toutefois loin d’être suffisantes pour atteindre les objectifs et, comme les demandes de financement auprès des deux paliers de gouvernements ont échoué, reste l’autre solution évoquée par l’administration Tremblay : le péage régional.

L’installation de péages électroniques sur les voies d’accès de l’île pourrait générer 450 M$ annuellement. En investissant tous les revenus dans le développement du transport collectif, Montréal se donnerait les moyens de ses ambitions.

La décision est prise. Reste à voir maintenant comment mettre tout ça en application pour que tous, Montréal comme les banlieues, en retirent des avantages. Les emplacements, les heures de tarification, la répartition équitable des revenus entre la métropole et les banlieues sont à déterminer et l’implication de l’ensemble des acteurs de la région métropolitaine est essentielle pour y parvenir.

Selon un sondage UniMarketing/La Presse (mai 2007), 65% des citoyens, Montréal et banlieues confondus, sont favorables aux péages si ceux-ci n’entravent pas la fluidité de la circulation. Si je me fie aux nombreuses villes du monde qui ont choisi cette solution, j’ai d’excellentes nouvelles pour vous.

Citons le cas de Stockholm, un des plus pertinents puisque sa situation géographique (une île) s’apparente à celle de Montréal. En l’espace de deux mois, la circulation a diminué de 20 % et le nombre d’utilisateurs du transport en commun a grimpé de 10 %. Les changements peuvent donc s’effectuer très rapidement.

Pour que ce système fonctionne bien, la Ville et les banlieues doivent se préparer. L’implantation des péages doit se faire conjointement avec l’amélioration des infrastructures pour aider les citoyens à modifier leurs habitudes de transport, comme l’augmentation des stationnements incitatifs, des voies réservées, de la fréquence des autobus et trains de banlieue.

Mon
Métro

Découvrez nos infolettres !

Le meilleur moyen de rester brancher sur les nouvelles de Montréal et votre quartier.