Un président américain plus vert

Le prochain président des États-Unis d’Amérique sera-t-il plus «vert»? Pas difficile, me direz-vous. Sur papier et dans les discours, en tout cas, l’élection de l’un ou l’autre des trois principaux aspirants à la présidence devrait mener à des rattrapages importants chez nos voisins du Sud.

À l’heure où Kyoto est encore un mot tabou de l’autre côté de la frontière, les engagements d’Hillary Clinton et de Barak Obama apparaissent sur plusieurs points étonnamment similaires. Ils promettent tous les deux de forcer les entreprises à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre et visent des réductions de 80 % sous leurs niveaux de 1990 d’ici 2050, soit l’objectif visé par les milieux scientifiques. Ils
s’engagent à renforcer les normes de consommation des voitures – environ 65 km par 3,8  litres d’ici 2020 (Obama), 88,5 km par 3,8 litres d’ici 2030 (Clinton) – et à faire en sorte que 25 % de l’énergie produite provienne d’énergies renouvelables.

Ils professent par contre tous deux leur «neutralité» pour énergie nucléaire et ils affichent leur parti pris enthousiaste pour les biocarburants (de mots magiques pour les électeurs du Mid-West) ainsi que pour le «charbon propre» (d’autres mots magiques pour le lobby du charbon).

Bien que républicain, John McCain jouit du respect des milieux environnementaux américains. Il a reçu en 2004 le soutien de la League of Conservation Voters pour son travail sur les changements climatiques et son opposition à l’exploitation pétrolière en Alaska. Depuis 2002, est l’ardent défenseur de deux projets de loi, l’un visant la réduction des émissions de GES, l’autre exigeant des normes plus sévères de consommation d’essence pour les voitures. Dans son cas, il est vraiment passé de la parole aux actes, même si ses objectifs s’avèrent moins ambitieux, ou plus flous, que ceux de ses rivaux démocrates. Son programme est moins reluisant cependant quand on constate son soutien clair pour l’industrie nucléaire.

Peu importe le vainqueur, il est probable que la politique environnementale américaine influencera positivement la politique canadienne au cours des prochaines années. Et dans la mesure où le présent gouvernement conservateur est toujours en place à Ottawa, ce sera une bonne chose.

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