Des champions et des cancres
Les émissions de GES par personne (per capita) sur le territoire de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) ont diminué au cours de la période 1990-2006. C’est ce que nous apprend le Portrait des émissions de GES sur le territoire de la communauté métropolitaine de Montréal. Ce territoire comprend l’agglomération de Montréal, Laval, Longueuil, la couronne nord et la couronne sud.
Le champion de la réduction des émissions est sans contredit le secteur des matières résiduelles, qui a réduit ses émissions de 62 % entre 1990 et 2006 (1 674 000 tonnes de CO2 équivalent). Cette baisse d’émissions de GES est attribuable à l’installation de systèmes de captage du méthane dans les sites d’enfouissement. Le méthane est un puissant GES qui est produit par la décomposition des déchets organiques.
Les émissions dans le secteur industriel ont aussi diminué ( – 3 %), principalement en raison d’une utilisation accrue de l’électricité au détriment des combustibles fossiles. Le secteur résidentiel a quant à lui vu ses émissions diminuer de 11 % (soit 460 000 tonnes), et ce, notamment en raison d’une baisse de l’utilisation du mazout (huile à chauffage) pour le chauffage des logements.
Autant de bonnes nouvelles. Malheureusement, ce portrait comporte aussi ses cancres. Les émissions attribuables au secteur des transports ont crû de 27 %, générant 2 388 000 tonnes de CO2 de plus qu’en 1990. Cette croissance a été causée en partie par l’attrait des véhicules utilitaires sport et des mini-fourgonnettes, au détriment des petites voitures moins énergivores; et également par l’étalement urbain qui augmente les distances parcourues en automobile.
Le Québec a pris l’engagement de réduire ses émissions de 20 % d’ici 2020. Pour y arriver, il va falloir s’occuper des cancres.