Un pied dans la bouche!

La semaine dernière, le ministre canadien de l’Environnement Jim Prentice a qualifié de «sottise» le règlement québécois visant la réduction des gaz à effet de serre (GES) émis par les automobiles. La riposte, presque unanime, ne s’est pas fait attendre.

Alain Dubuc, chroniqueur au journal La Presse, dénonce la désinformation à laquelle s’est livré le ministre en prétendant que les consommateurs québécois devraient payer une amende de 5 000 $ si leur nouveau véhicule ne respectait pas les normes.

Dans les faits, ce sont les constructeurs qui devront payer une amende, à raison de 50 $ pour chaque point de pourcentage de dépassement des normes. Le ministre a également prétendu que le Québec risquait gros en «faisant cavalier seul». La réalité est que, chez nos voisins du sud, au moins 15 États ont décidé d’adopter les mêmes normes. Québec inclus, cela représente pas moins de 40 % de toute la population de nos deux pays.   

Vives réactions
Le plus grave dans toute cette affaire, c’est sans doute «l’omission» à laquelle s’est livré le ministre et qui est rapportée par Le Devoir. En effet, M. Prentice a «oublié de dire» que son propre gouvernement a annoncé le 7 décembre dernier un «projet de règlement visant à réduire les émissions de GES provenant de nouveaux véhicules».

Ce projet de règlement «placerait les normes canadiennes sur les émissions de GES [en provenance des voitures] au pair avec les normes nationales des États-Unis et, d’ici 2016, avec les normes de la Californie». Comme l’a souligné Gilles Duceppe, le chef du Bloc québécois à Ottawa : «Il faut le faire!»

Le Nouveau Parti démocratique a souligné, à juste titre, qu’on accusait le Québec d’en faire trop pour l’environnement! Bref, on aura rarement vu un ministre faire autant d’entourloupettes, prendre autant de libertés avec les faits!

André Pratte, éditorialiste en chef de La Presse, y va de son explication. Il affirme que les déclarations du ministre Prentice sont «une preuve de plus de l’incompétence du gouvernement conservateur. La plupart des décisions semblent prises pour des raisons partisanes ou idéologiques.» Selon moi, André Pratte a tout à fait raison.

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