Climat: Le Québec poursuit sur sa lancée

Le 29 décembre dernier, la ministre de l’Environnement, du Développement durable et des Parcs, Line Beauchamp, a annoncé l’entrée en vigueur d’un nouveau règlement sur les émissions de gaz à effet de serre (GES) des véhicules automobiles. En vertu de ce règlement, les constructeurs automobiles devront s’assurer que la moyenne des émissions de GES de leurs véhicules – les modèles des années 2010 à 2016 – sera réduite d’année en année. À terme, c’est-à-dire en 2016, ces réductions atteindront de 25 à 35 %. Le règlement annoncé par la ministre entrera en vigueur à la mi-janvier.

Chef de file au Canada

En posant ce geste, le Québec s’affirme comme la première juridiction canadienne à faire ce pas en avant. Le Québec se joint à une quinzaine d’États américains qui ont décidé d’adopter les normes de la Californie, les plus exigeantes en Amérique du Nord. Le gouvernement Obama s’est engagé à édicter ces normes à la grandeur de son pays en 2011. Voilà une très bonne nouvelle en ce début d’année 2010, surtout dans le contexte difficile qui caractérise l’après-Copenhague.

L’initiative est d’autant plus importante qu’au Québec, le secteur des transports compte pour au moins 40 % des émissions de GES. Et cette annonce indique sans l’ombre d’un doute que le gouvernement du Québec se donne des moyens pour atteindre son objectif à l’horizon 2020 : une réduction de 20 % des GES par rapport au niveau de 1990. Dans une entrevue depuis Copenhague, le premier ministre Jean Charest a indiqué qu’à l’avenir, le secteur des transports devra en faire plus pour ce qui est de la lutte contre le réchauffement climatique; l’annonce du règlement par la ministre Beauchamp joint l’acte à la parole.

Pour que «ses bottines suivent encore plus résolument ses babines», le gouvernement devrait revoir en profondeur les projets autoroutiers de la rue Notre-Dame et de l’échangeur Turcot qui coûterient au moins 2,25 milliards de dollars et représenteraient des dizaines de milliers d’autos supplémentaires au centre-ville. Voilà un luxe que nous ne pouvons nous payer, ni du point de vue du climat, ni du point de vue budgétaire.

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