Que veulent les Montréalais?
Un sondage Léger Marketing mené pour le Conseil régional de l’environnement de Montréal nous donne une idée assez claire de ce que veulent voir les Montréalais durant la campagne municipale en matière d’environnement.
– 83 % sont en faveur du financement municipal pour l’aménagement de nouveaux accès à la baignade depuis les rives montréalaises;
– 91 % sont en faveur de la protection de tous les espaces verts et milieux naturels du mont Royal, en y interdisant toute nouvelle construction;
– 86 % sont en faveur de l’adoption de mesures permettant la réduction du nombre de véhicules circulant sur l’île de Montréal.
Ce sondage nous fournit ainsi une bonne base pour évaluer les programmes des différents partis.
Depuis au moins 20 ans, on nous promet de favoriser la baignade sur les rives de l’île sans que la chose soit vraiment possible, à l’exception de la plage du Cap-Saint-Jacques ainsi que celle de l’Île-Bizard. Au-delà des beaux discours, il faut maintenant des plans précis et des échéanciers afin que ce projet devienne réalité.
Pour ce qui est du mont Royal, les résultats du sondage indiquent une direction complètement à l’opposé de celle des promoteurs du projet visant à réaménager l’ancien Séminaire de philosophie. Le projet prévoit la construction de nouveaux édifices sur des terrains actuellement vierges et faisant partie du mont.
Curieusement, le projet semble avoir l’appui de membres de l’administration du maire Tremblay.
On n’imagine pas une seconde qu’un élu new-yorkais puisse appuyer un projet visant à sacrifier une partie de Central Park… C’est pourtant ce que nous sommes en train de faire.
Déjà trop de voitures
Chaque année sur l’île de Montréal, il s’ajoute 13 000 nouvelles voitures. Les projets autoroutiers de la 25 et de la réfection de l’échangeur Turcot prévoient nous amener tout près de 100 000 nouveaux véhicules par jour vers le centre-ville. C’est de la pure folie.
Ici, c’est à Québec de faire ses devoirs pour mettre fin à cette espèce d’orgie de voitures. Cela étant dit, la Ville de Montréal doit s’assurer que les différents éléments de son propre plan de transport deviennent réalité au cours des prochaines années.