Sommet du G-8: bilan mitigé

La grand-messe des pays les plus industrialisés de la planète s’est tenue la semaine dernière à L’Aquila, en Italie. Contre toute attente, la question de la lutte au réchauffement climatique y a pris le devant de la scène.

Pour refléter une réalité mondiale qui change à vitesse grand V, les «8» avaient invité la Chine, l’Inde, le Brésil, le Mexique et l’Afrique du Sud à discuter climat. Ces 13 pays émettent à eux seuls 80 % de tous les GES sur la planète.

Les 13 se sont entendus pour dire qu’il fallait limiter l’augmentation des températures à moins de 2 0C; c’est une victoire pour la science des changements climatiques, qui affirme qu’au-delà d’une augmentation de 2 0C, nous risquons sérieusement le dérapage climatique. En apparence, il s’agit de l’objectif le plus ambitieux adopté par le sélect club du G8. Toutefois, nous sommes très loin du compte si l’on pense à l’ampleur des réductions nécessaires.

La Chine et ses compagnons du Sud ont refusé d’adhérer à l’objectif de réduire de 50 % l’émission des GES à l’échelle planétaire. Selon ceux, les «8» ne sont pas assez énergiques quand il s’agit du court terme. La Chine demande aux plus riches de réduire leurs émissions de moins de 40 % d’ici 2020. Si cela s’avérait, la Chine souscrirait alors à l’objectif global de moins 50 % pour 2020. Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a d’ailleurs dénoncé l’entente du G8, la qualifiant d’«insuffisante».

L’Europe occupe toujours la pole position des pays industrialisés avec un engagement de réduction des émissions de -20 % pour 2020, et -30 % si les autres nations riches adhérent également à des objectifs ambitieux.

Le Canada trouble la fête
Le Canada, de son côté, joue toujours le rôle d’empêcheur de tourner en rond. Le jour même où Stephen Harper disait appuyer les engagements du G8, son ministre de l’environnement Jim Prentice déclarait platement que ces objectifs sont plutôt un idéal qu’un engagement formel.

Comme on peut le voir, il y a beaucoup de chemin à faire pour donner un successeur à Kyoto. Comme Canadiens, il faudrait prendre les moyens pour arrêter le sabotage constant de la part de Stephen Harper et de son groupe.

Mon
Métro

Découvrez nos infolettres !

Le meilleur moyen de rester brancher sur les nouvelles de Montréal et votre quartier.