La beauté fragile du monde
Home, le film tant attendu de Yann Arthus Bertrand, a été diffusé vendredi à l’occasion de la Journée internationale de l’environnement.
Il a été présenté par pas moins de 86 réseaux de télévision un peu partout sur la planète. Des projections en plein air ont eu lieu sur les Champs-Élysées à Paris et au Washington Square, à New York. Ici à Montréal, la projection a réuni 2 000 personnes au Palais des Congrès, à l’invitation de la Fondation David Suzuki.
J’ai aimé ce film parce que ses images ne peuvent susciter qu’admiration et ébahissement. Au cours du visionnement, on peut difficilement se dire autre chose que : «Bon Dieu que notre planète est belle et grandiose.»
Trop de consommation
Ce que beaucoup de gens ont reproché au film, c’est de ne pas nous donner de pistes d’action pour mettre fin au pillage à grande échelle de la planète. Je suis étonné par cette remarque puisque la narration du film nous répète, et cent fois plutôt qu’une, que nous consommons trop : trop de pétrole, trop de poissons, trop de bois, trop…
Je me suis dit qu’il s’agissait là d’une piste d’action de première importance. Tout le monde devrait savoir que, pour une planète de plus en plus petite et de plus en plus peuplée, la réduction de la consommation est quelque chose de stratégiquement important. Et puis, a-t-on vraiment besoin à tout instant de se faire tenir par la main et de se faire dire «Fais ceci, fais cela!»?
Home sweet home
Oui, j’ai aimé le film de Yann Arthus-Bertrand, comme j’avais aimé son livre La Terre vue du ciel et tout comme j’avais savouré les mêmes photos lorsqu’elles ont été exposées en format géant, ici à Montréal, sur l’avenue McGill College. Je sentais alors que nous tous, inconnus les uns des autres, qui regardions les photos partagions la même émotion, celle-là même qu’on éprouve à la vue d’une maison chaude et accueillante, à la vue de notre Home quoi.
À tort ou à raison, j’avais l’impression que cette splendeur affichée nous unissait. C’est déjà beaucoup!