Le vent de l'Ouest

En Colombie-Britannique, le 12 mai, le gouvernement libéral de Gordon Campbell était reporté au pouvoir pour un troisième mandat consécutif. Il a ainsi remporté son pari contre le Nouveau Parti démocratique qui, tout au long de la campagne électorale, avait promis de mettre la taxe sur le carbone à la poubelle. 

C’est le gouvernement de Gordon Campbell qui l’avait mise en application en juillet 2008. L’objectif visé par cette taxe était de décourager l’utilisation de combustibles fossiles et afin de réduire les émissions de GES de 3 millions de tonnes par année.

La position du NPD, qui n’a cessé d’attaquer la taxe en question, était pour le moins surprenante. En effet, un groupe d’intellectuels de l’Université d’Ottawa avait qualifié cette taxe sur le carbone de «politique climatique la plus efficace au Canada»! Et David Suzuki, certainement l’environnementaliste le plus influent au pays, l’appuyait fermement.

Après cette défaite électorale du NPD sur un enjeu aussi crucial, des informations courent selon lesquelles des gens au sein de ce parti commencent à remettre en question l’opposition à la taxe sur le carbone.

L’Ouest précurseur
L’Ouest a souvent été le précurseur des changements majeurs qui allaient transformer notre société en profondeur. C’est dans l’Ouest notamment qu’est née la révolution informatique qui nous a donné l’ordinateur personnel. Le gouvernement Campbell a suivi de près la taxe sur le carbone adoptée par le Québec, qui était le premier État en Amérique à faire voter une telle taxe. La Californie a pour sa part été la première à imposer un quota de voitures électriques.

Dans son discours de la victoire, le premier ministre Campbell a remercié les électeurs d’avoir fait preuve de  courage en ces temps économiques difficiles. Pourrait-on en conclure que les électeurs de la Colombie-Britannique, à leur tour, nous montrent la voie à suivre?

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