Le CPE Bille de verre cherche désespérément un terrain
Bille de verre accueille présentement 50 enfants. Le CPE vient de recevoir la confirmation que le ministère de la Famille lui accorde 23 places supplémentaires et le financement nécessaire pour construire une nouvelle installation.
« Notre bail se termine dans un peu plus d’un an. Pour la construction d’un CPE, on doit compter environ 10 mois, si tout se passe bien et sans délai. Il y a donc urgence », de souligner Christiane Thuot, la directrice du CPE.
Jusqu’à maintenant, plusieurs possibilités ont été examinées par la directrice et le conseil d’administration. Des terrains ont été ciblés et se prêteraient très bien à accueillir un CPE.
Le hic, c’est que lesdits terrains appartiennent pour la plupart à l’arrondissement d’Anjou et que les deux parties ne parviennent pas à s’entendre. Dans la plupart des options étudiées, il s’agit de sites zonés espaces verts ou parcs.
« Le terrain adjacent au parc André-Laurendeau; celui du 7160 de la rue Jarry à côté du Tim Horton; celui au coin de l’impasse de l’Eau-vive et du boulevard des Galeries d’Anjou; ou celui à proximité du 1088, des Riverains sont tous des sites potentiels qui nous conviendraient. Mais une première rencontre avec les services de l’arrondissement n’a pas permis de parvenir à un accord. Nous n’avons essuyé que des refus », déplore Mme Thuot, qui ne perd toutefois pas espoir puisqu’une rencontre est prévue prochainement avec le maire de l’arrondissement pour relancer les discussions.
La directrice du CPE souligne que le déménagement de ses installations n’est pas un luxe.
« Les éducatrices accomplissent de petits miracles avec l’espace dont elles disposent. Une nouvelle installation respectant toutes les nouvelles normes sera la bienvenue. »
Mme Thuot mise beaucoup sur sa rencontre avec le magistrat angevin (8 avril) pour que le dossier progresse positivement.
Elle ne peut pas croire qu’il n’y a pas une solution. Elle refuse d’envisager que le CPE doive fermer ses portes.
« Nous avons les subventions nécessaires pour construire une nouvelle bâtisse de 1,3 M$. Ce que ça nous prend, c’est simplement un terrain, répète-t-elle. Il n’y en a pas des tonnes disponibles et la solution c’est de procéder par voie d’emphytéose avec l’arrondissement, comme cela se fait dans toutes les municipalités du Québec. »
Interrogé sur le sujet à la suite du dernier conseil d’arrondissement, le maire Luis Miranda a confié qu’il souhaitait trouver une solution, mais que ce n’était pas simple.
Par exemple, il serait bien prêt à céder le terrain situé au coin de l’impasse de l’Eau-vive et du boulevard des Galeries d’Anjou, dans le Haut-Anjou. Cela nécessiterait un changement de zonage et il doute que les résidents du secteur acceptent le projet.
« Il devait y avoir un second projet résidentiel à cet endroit. Les résidents se sont prononcés contre. Il n’y a pas beaucoup de jeunes familles dans le secteur, mais nous verrons ce qu’on peut faire », indique-t-il.
Les parents et employés du CPE Bille de verre se rendront au bureau du citoyen du 12 avril, à la mairie d’arrondissement, pour interpeller une nouvelle fois les élus sur le sujet et invitent les Angevins à en faire de même.