L'agrile du frêne continue ses dégâts…

L’agrile du frêne continue de faire des ravages. Dans l’arrondissement de Mercier – Hochelaga-Maisonneuve (MHM), 52 arbres ont dû être coupés ce qui représente 35 % de tous les frênes abattus jusqu’à maintenant.

Depuis la découverte de l’infestation à l’été 2011, près des installations portuaires dans MHM, l’arrondissement a tenté de contenir la propagation par l’adoption de diverses mesures, dont l’utilisation d’un biopesticide (TreeAzin), l’installation de pièges collants et un dépistage précoce.

Lorsqu’il y a des actions prises rapidement lors de la détection d’un frêne infesté, sa propagation dans le milieu environnant semble sous contrôle.

Aucun frêne infesté n’a été détecté dans des zones touchées en 2012, malgré le même effort d’échantillonnage, de se réjouir Réal Ménard, maire de l’arrondissement et responsable du développement durable, de l’environnement, des grands parcs et des espaces verts au comité exécutif de la Ville de Montréal.

Par contre, sept nouveaux arrondissements ont recensé des cas d’agrile du frêne en 2013 s’ajoutant aux cinq déjà touchés.

Jusqu’à maintenant, 86 nouveaux frênes infestés ont été répertoriés en 2013, à la suite d’opération de dépistage.

L’élu municipal plaide donc pour des actions concertées afin d’être plus efficaces contre cet insecte ravageur qui se camoufle sous l’écorce des arbres et empêche la sève de circuler adéquatement, entraînant un dépérissement de l’arbre et en deux à quatre ans, sa mort.

« Il faut que les villes liées soient actives au chapitre du dépistage pour avoir un véritable portrait de la situation et que nous puissions intervenir conjointement. Plusieurs d’entre elles n’ont pratiquement fait aucun dépistage. La situation est préoccupante », rappelle M. Ménard, qui souhaite que le plan d’intervention en soit un d’agglomération.

C’est donc pourquoi le responsable du développement durable au comité exécutif organise un grand sommet sur l’agrile du frêne le 10 mars prochain. Événement auquel il espère une grande participation des maires des villes liées.

Projet Montréal réclame un fonds d’urgence

Le chef de Projet Montréal, Richard Bergeron, réclame pour sa part la création d’un fonds d’urgence de 10 M$ pour contrer les effets de l’agrile du frêne.

« La propagation de l’agrile du frêne à Montréal a explosé en 2013, affectant plusieurs arrondissements et grands parcs. Une stratégie équilibrée entre la sauvegarde des frênes existants et la plantation de nouveaux arbres, jumelée à un fonds dédié, est essentielle afin d’éviter la diminution de la canopée montréalaise et minimiser les impacts économiques et sociaux causés par l’infestation de l’agrile du frêne. »

Projet Montréal déposera au prochain conseil municipal une motion visant à créer un fonds d’urgence.

« Lutter et contrer les effets de l’agrile du frêne nécessitera, pour plusieurs années, un engagement ferme de la part de la Ville de Montréal, estime M. Bergeron. Un plan de match et des budgets adéquats nous permettant de le mettre en œuvre minimiseront les effets dévastateurs qu’aura cet insecte sur la valeur des propriétés montréalaises et l’attractivité des rues commerciales. »

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