Miville Boudreault souhaite incarner l’avenir de la CSPÎ
Au total, 11 personnes font partie de l’équipe Miville Boudreault pour la réussite, avec laquelle le candidat espère gagner les prochaines élections scolaires.
« J’ai une équipe équilibrée et représentative de notre clientèle à la CSPÎ, signale le candidat. Notre territoire est de plus en plus multiculturel, alors je considère qu’il est important d’avoir des commissaires qui représentent bien les familles qui habitent nos quartiers. »
En effet, l’équipe de M. Boudreault compte six hommes et six femmes en l’incluant, parmi ses rangs. Plusieurs de ces candidats représentent des communautés culturelles, avec des personnes en provenance de l’Italie, Haïti et des pays maghrébins.
Du changement
M. Boudreault, qui habite le quartier de Pointe-aux-Trembles depuis 24 ans, indique qu’il est temps d’apporter des changements majeurs au sein du conseil des commissaires de la CSPÎ.
« Je n’ai rien contre mon adversaire Vincent Arciresi, mais je pense qu’après 25 ans à la présidence, il est temps de voir un nouveau visage, confie le candidat. À mon humble avis, il n’est pas sain qu’une institution publique soit dirigée par la même personne pendant trop longtemps. »
D’ailleurs, s’il est élu, M. Boudreault s’engage à quitter ses fonctions en tant que président au terme de deux mandats.
« Si en deux mandats, on n’est pas capable de réaliser les projets qu’on a proposés au moment de l’élection, c’est très difficile de le faire par la suite », dit-il.
Ses priorités
Le candidat, qui souhaite apporter des changements majeurs au niveau de la communication et de l’image de la CSPÎ, s’engage à être un président actif et présent au sein de la communauté.
« Si la plupart des citoyens sont pour l’abolition des commissions scolaires, c’est parce qu’ils ne savent pas comment ça fonctionne. Je veux pouvoir donner un visage à CSPÎ pour que les gens soient au courant des décisions qui sont prises ici et qui nous concernent tous », déclare M. Boudreault.
Le candidat désire aussi instaurer une « nouvelle vision de la pédagogie » en établissant des objectifs concrets. Il mise, entre autres, sur les activités parascolaires ainsi que sur la réduction de tâches administratives dans les écoles.
« Les directions des écoles sont tellement occupées à faire de la paperasse, qu’elles ne peuvent pas se concentrer sur la réussite des élèves, dit-il. Il faut faire confiance au milieu et lui laisser carte blanche sur certains aspects. »
Il annonce qu’il mènera une bataille féroce contre le décrochage scolaire et affirme qu’il travaillera davantage pour améliorer les relations de la CSPÎ avec les arrondissements du territoire.
Finalement, en ce qui concerne les compressions annoncées par le gouvernement, il indique qu’il fera front commun avec les commissaires, les écoles et les citoyens afin « d’arrêter l’hémorragie. »
« La meilleure façon de dire non aux compressions, c’est d’aller voter. Ce qui arrive aux commissions scolaires concerne tous les citoyens, je les invite à aller voter en grand nombre », conclut-il.