Un groupe « Mercier – Hochelaga-Maisonneuve refuse » voit le jour

Le mouvement d’opposition au déploiement des compteurs intelligents d’Hydro-Québec prend de l’ampleur avec la création d’un groupe « Mercier – Hochelaga-Maisonneuve refuse ».

Les initiateurs du groupe dans l’arrondissement, Christian Paré et Anne-Marie Leclerc, invitent les gens à joindre leur mouvement.

Bien que la Régie de l’énergie ait donné son accord au projet de la société d’État, les deux citoyens allèguent que les ondes pulsées produites par les futurs compteurs intelligents sont néfastes pour la santé des citoyens.

« Les normes de Santé Canada sont respectées alors tout serait beau. Nous ce qu’on dit, c’est que les normes de Santé Canada ne sont pas assez sévères. L’organisme fédéral occulte toutes les études internationales sur le sujet.

« Un comité devait se pencher sur le dossier et les travaux ont été remis à l’automne prochain. C’est maintenant qu’il faut agir », soulignent les deux citoyens.

Hydro-Québec ne parle que des études réalisées par les gens de l’industrie, déplorent M. Paré et Mme Leclerc. Il y a de quoi se poser des questions sur la crédibilité des informations lorsque ces études sont défrayées par ces mêmes gens de l’industrie.

Au Québec, l’hypersensibilité aux ondes n’est pas un diagnostic reconnu, indiquent les deux citoyens. Pourtant, c’est le cas dans plusieurs pays d’Europe et même chez nos voisins ontariens.

Les gens électrosensibles peuvent souffrir de nausée, de migraine, de palpitation cardiaque, d’acouphène, etc., ajoutent-ils.

Lors de rencontres d’information, la société d’État a plusieurs fois rejeté ce diagnostic, soulignent les deux contestataires. Elle estime qu’il s’agit plutôt d’un effet nocébo, le contraire de l’effet placébo.

Hydro-Québec a déjà fait savoir que les gens qui souhaitaient conserver leur compteur électromagnétique pourraient le faire moyennant certains coûts, en plus d’acquitter des frais de relève de 17 $ par mois.

Une position qui ne satisfait pas les membres de « Mercier – Hochelaga-Maisonneuve refuse ».

« Les gens à faible revenu n’ont pas les moyens d’acquitter les sommes demandées par Hydro-Québec. Ce que nous réclamons, c’est qu’un moratoire soit imposé le temps que des études crédibles soient réalisées par des firmes indépendantes ou minimalement que les frais soient abolis pour ceux qui souhaitent conserver leur compteur électromagnétique. Ainsi, les gens pourront véritablement faire un choix. »

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