Burger King évacuera les poules et les porcs en cage de son menu
La chaîne de restauration rapide Burger King a annoncé mercredi qu’elle s’engageait à n’utiliser, d’ici 2017, que des oeufs pondus par des poules en liberté et de porcs provenant d’élevages qui n’utilisent pas de cages de gestation.
Burger King a dit prendre cette décision par souci du bien-être animal et pour répondre aux demandes grandissantes des consommateurs. Cette décision ne touche que les 7200 restaurants des États-Unis.
«C’est un très grand pas dans la bonne direction, félicite l’auteur Élise Desaulniers, qui a publié le livre Je mange avec ma tête. Ça ne règle pas tous les problèmes de la production porcine et ça ne fait pas soudainement du bacon une viande produite sans souffrance, mais ça reste un début important.»
Elle trouve intéressant que, contrairement à l’Europe qui doit légiférer pour changer les conditions d’élevage des poules et des porcs, l’industrie américaine «semble en voie de s’autoréguler».
Après avoir contacté Burger King, il s’avère que, dans les franchises canadiennes, la situation restera la même. Parce qu’au Canada, les choses bougent lentement. Mme Desaulniers en parle d’ailleurs ici, pour ce qui concerne les poules et là, pour les cochons.
En attendant, les chaînes de fast-food américaines semblent emboîter le pas. McDonalds et Wendy’s ont annoncé plus tôt cette année qu’elles avaient demandé à leurs fournisseurs de porcs d’éliminer graduellement les cages gestationnelles de leur pratique. Burger King est toutefois la première à se fixer un échéancier. Du côté des supermarchés, Costco et Wal-Mart se sont tournés vers les œufs de poules en liberté pour leur marque maison.
En 2007, Burger King, la deuxième chaîne en importance aux États-Unis, a été la première à introduire les enjeux de bien-être animal à sa politique corporative, nous apprend un article de l’Associated Press. Déjà, 9% des oeufs vendus chez Burger King et 20% du porc proviennent d’élevages «en liberté».
Petit train va loin!