Les Bouledogues attaquent la ligue juvénile

Pour sa deuxième saison, la Ligue de hockey juvénile division 1 de Hockey Québec (HQ) a ouvert ses portes à sept nouvelles équipes, dont les Bouledogues de l’école secondaire Édouard-Montpetit.

L’établissement scolaire, situé dans l’arrondissement Mercier-Hochelaga-Maisonneuve, propose un programme de sport-études en hockey depuis de nombreuses années. La participation à cette ligue est alors devenue un naturel.

« La formation juvénile offre une valeur ajoutée à ce que nous avons. Ce qu’on souhaite, c’est qu’un jeune s’inscrive chez nous en première secondaire dans ce sport. C’est une progression pour un joueur alors que la ligue est la finalité d’un programme qui dure cinq ans », explique Ronald Trudel, entraîneur adjoint.

Édouard-Montpetit aurait pu entrer dans la ligue l’an dernier. « On a profité de la première année pour observer et pour tâter le terrain un peu. En 2011, on avait reçu l’information une semaine avant le dépôt des candidatures. On a eu les renseignements trop tard. On a alors décidé d’attendre », raconte Benoit Barbeau, entraîneur chef des Bouledogues.

Pendant ce délai, les responsables ne se sont pas tourné les pouces. « Notre entrée dans la division 1 a été un long processus. On a consulté les parents et on a communiqué avec tous les jeunes qui avaient le potentiel de jouer dans notre établissement, on a expliqué le projet et on a fait des évaluations de coûts. Avec les réponses obtenues, on a décidé d’aller de l’avant dans la création d’une équipe juvénile dans l’école », indique le directeur adjoint du sport-études, Martin Sévigny.

« Il y avait beaucoup de choses difficiles à estimer pour les participants, l’année passée: quel sera le calibre de jeu? Quelles vont être les règles de fonctionnement? Les écoles qui se sont lancées dans le projet la saison dernière, ont eu une année agréable, remplies de nouveautés et des imprévus. C’était beaucoup plus facile pour nous d’entrer maintenant; la ligue s’est solidifiée et a corrigé les erreurs », ajoute M. Trudel.

Un besoin criant

Cette ligue juvénile, fondée par Hockey Québec lors de la saison de hockey 2011-2012, répond à beaucoup de demandes des parents, mais aussi des joueurs.

« Depuis que je gère le sport-études, ç’a toujours été une demande des parents, de créer des équipes à Édouard-Montpetit pour ne plus jouer dans le civil, mentionne M. Sévigny. La raison première de la fondation de cette ligue par HQ, c’est qu’il y avait un vice de forme. Un joueur qui fait le midget espoir, joue un an. Quand il a terminé, qu’il n’est pas choisi dans le midget AAA, il se retrouve dans le BB ou le AA régional. Il vivait alors un passage à vide.

« Eux (les membres de HQ) considèrent que la ligue juvénile devrait être le deuxième en calibre après le midget AAA, poursuit le directeur adjoint. Les derniers coupés de cette catégorie se présentent dans les écoles. Ils vont alors jouer dans la ligue juvénile division 1, avec une structure scolaire de réussite et de développement, leur permettant d’être de niveau, l’année suivante, pour le midget AAA. ».

L’entraîneur-chef ajoute : « Quand les jeunes en quatrième et cinquième secondaire ont subi des coupures dans des camps de sélection plus avancés, ils perdent leur ambition de jouer dans la Ligue nationale de hockey (LNH). Ils se démotivent beaucoup. Des fois, ils en souffrent aussi dans le secteur pédagogique. L’idée de les regrouper dans une équipe et de créer un sentiment d’appartenance, ç’a créé une motivation supplémentaire ayant des répercussions sur leur rendement scolaire ».

«Pour HQ, fait valoir M. Trudel, la ligue juvénile est une ligue de deuxième chance. Ils préfèrent que les sportifs aillent dans le juvénile que dans le midget AA. Pour HQ, la carrière d’une personne coupée du Midget AAA n’est pas terminée. »

Première année

Jouant son premier match à vie le 2 octobre, les Bouledogues ne peuvent pas encore évaluer leur rendement, ce qui n’est pas une priorité pour les entraîneurs.

« Cette année, on veut implanter une façon de travailler et de développer des jeunes. La victoire à la fin, on n’a aucune emprise là-dessus, car ça dépend des autres équipes. […] La façon de jouer est plus importante que les résultats pour le moment. Sur papier, c’est difficile de rivaliser avec d’autres écoles, car on n’a participé à aucune partie jusqu’à présent », soutient M. Barbeau.

Ça ne veut pas dire que les Bouledogues ne tenteront pas de terminer la saison au sommet du classement pour autant.

« L’objectif est de gagner la moitié des matchs. On désire performer. On ne va pas là pour être un touriste », affirme l’entraîneur chef.

Les Bouledogues d’Édouard-Montpetit joueront leur première rencontre locale le 16 octobre, à l’aréna Saint-Donat, à 14 h.

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