Je crée, donc je suis

Vous savez ce que j’ai trouvé? Des vieux dessins de mon jeune temps. J’ai toujours eu la plume facile, mais le pinceau… on repassera. Ça a l’air qu’à trois ans, pour moi, un soleil, c’était mauve et ça portait un chapeau de fête. Abus de vitamines Pierrafeu flagrant.

On a tous eu des périodes de création dans notre vie. Que ce soit à l’école ou au travail. Tout le monde a déjà gribouillé une feuille, gratté une guitare, bizouné une Blanche de bois, bullshité un patron. Oui oui, mentir, c’est de la création. Dans certains cas, c’est même une ouvre d’art. On n’a qu’à regarder la commission Bastarache pour voir de vrais artistes à l’ouvre. Ils sont en train de nous faire une chapelle Sixtine, version menteries.

Bref, la création est en nous tous à différents niveaux. Depuis quelques années, grâce à l’arrivée de l’internet, on voit une explosion de création. Il y a eu une époque où fallait être à la radio ou à la télé pour être vu ou entendu. Et ce chemin étant assez long et ardu (j’en sais quelque chose), beaucoup de talents ont été étouffés, oubliés. Quand t’as pas de terrain de jeu, ça donne pas envie de jouer.

Depuis Facebook, je ne compte plus le nombre d’amis qui se sont lancés dans la photo. Tant qu’à avoir une plateforme où tout le monde regarde des photos et poste des commentaires, aussi bien en faire des belles. MySpace, qui a entre autres mis sur la mappe Cour de Pirate, en a aidé plusieurs autres. YouTube ne compte plus les vidéos avec des gens aux mille et un talents différents. Que ce soit pour chanter, danser, sauter sur des immeubles, faire l’animation ou faire danser un chaton.

Le calcul est simple. «Si lui ou elle est capable, pourquoi pas moi?» Et hop! On demande une guitare pour Noël, un clavier, des pinceaux, un appareil photo ou une caméra vidéo et on se découvre un talent qu’on ne soupçonnait pas. On le travaille, le peaufine, le fait évoluer. On change le mauve pour le jaune, on enlève le chapeau de fête.

Je ne suis pas de ces artistes qui voudraient l’exclusivité du chemin conventionnel. Je m’en contrefous d’où tu viens, de si t’as eu à travailler plus ou moins fort que moi. La création, l’inspiration, c’est à tout le monde, et tant mieux si, maintenant, le monde entier s’y met. Non pas que je veuille me répéter, mais… le mot inspiration vient du latin in spiritum, qui signifie «Avoir Dieu en soi». Je pense que j’ai fait le tour. Je crois en nous, c’est assez dit.

– Les opinions exprimées dans cette tribune ne sont pas nécessairement celles de Métro.

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