La tête perdue dans le bois

Maudite tête folle à ma@$#! Pas capable d’écrire aujourd’hui. C’est pas une surprise, j’ai toujours la tête aussi focusée qu’un hyperactif qui louche.

Mais aujourd’hui, c’est pire, c’est soir de gala Juste pour rire. Écrire une chronique entre un test de son et un «repunchage» de texte, c’est donner six cafés à mon hyperactif loucheur. Il a de la misère à suivre.

Êtes-vous une tête folle vous aussi? Avez-vous un chalet permanent sur la Lune? Une fois dans le lit, est-ce que les moutons laissent place à des hyènes sur le crack? À l’école, est-ce que vous étiez abonné aux  notes de vos collègues de classe, étant plus attentif aux oiseaux par la fenêtre qu’au participe passé employé avec être? Avez-vous un visage en mode écoute, qui donne l’impression à votre interlocuteur que vous êtes à 100 % avec lui alors que dans le fond, vous êtes dans votre tête à jouer au badminton avec une tomate. Si oui, bonjour l’ami.

Maudit que c’est pas facile la vie quand on a la tête folle. Oublier des rendez-vous, arriver en retard, passer à côté de fêtes, devoir relire trois fois la même phrase, car l’auteur étire un peu trop sans mettre de point ce qui empêche notre cerveau fragile de faire une pause et lui donne une chance par conséquent d’être distrait par un bruit de porte, de freins, de mouches, ou d’une hyène qui passe dans notre tête. (Bonne relecture, l’ami. Mouhahaha!)

Heureusement, il y a des bons côtés à avoir l’esprit vagabond. C’est souvent en sortant des sentiers qu’on croise les plus beaux arbres, les animaux les plus rares, les ruisseaux les plus clairs. J’avoue, si on va trop loin on peut se perdre. On finit alors par écrire une fable sur un nombril qui veut être nombril du monde. On a déjà réglé le dossier. On ne reviendra pas là-dessus!

Avoir la tête folle à 14 ans, c’est quelque chose qu’on subit. La garder à 27 ans, c’est quelque chose qu’on choisit. C’est une allergie aux moutons. L’être, ou les compter. C’est sûr que ça peut être fatigant pour les gens autour qui doivent nous garder dans la réalité. Mais lorsqu’on revient de la forêt les mains pleines de fleurs, on est souvent pardonné.

– Les opinions exprimées dans cette tribune ne sont pas nécessairement celles de Métro.

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