Autobus maudit

J’ai voulu finir 2009 en grand. Destination New York. Mais en chemin, tout ce que je voulais, c’était finir 2009 en vie. Avant d’embarquer dans la mésaventure, pour les curieux, voici un court résumé de mes quatre jours à New York. Du monde. Du monde. Du frète. Du gras. Du monde gras. Des néons. Des taxis. Du monde. De la marche. Du métro. Du monde. Maintenant, passons aux choses sérieuses.

Départ en autobus de Berri prévu pour 23 h 45, arrivée à New York prévue pour 7 h. Arrivée réelle à New York; 17 h. Calcul rapide. 10 heures de retard. Ce qui s’est passé dans ce 10 heure? Tapez des mains si vous voulez le savoir. Plus fort. OK.

Arrivé aux douanes on attend quatre heures pour un problème d’air. Notre chauffeur nous explique que 70 % de l’autobus marche à l’air, dont les freins. Le mécano des douanes lui dit que s’il n’éteint pas le moteur, on devrait se rendre. Wow. Je me sens comme Keanu Reeves dans Speed, mais j’ai beau chercher, je ne trouve pas Sandra Bullock dans le bus. Il y a une fille qui lui ressemble, mais elle est plus vieille, noire et un peu ronde.

On roule vers Albany, l’arrêt pipi qu’on doit faire, et…. POW! Quelque chose vient d’exploser sous le bus. Ça sent le brûlé. Arrêtés sur le bord du chemin, on attend deux heures. En gros. Un problème d’air, de freins et d’autobus qui risque de prendre en feu. Deux heures plus tard, un bus vient nous chercher. Mais, problème, il a six places assises de moins. Six passagers restent mi debout mi écrapou. La blague. À la gare d’Albany, le chauffeur demande pour notre sécurité de rester assis jusqu’à arrêt complet. J’ai ri.

Le représentant de la compagnie vient s’excuser. Comme prix de consolation, un billet gratuit New York-Montréal pour la prochaine fois que nous allons aller à New York avec eux. Il y a eu une deuxième explosion dans l’autobus. Ça sacrait en anglais, en français, en langage de gars, de filles, de vieux. Sandra Bullock parlait créole, elle est polyglotte, impressionnant.

Une dame a pris la peine de prendre les noms pour faire une plainte à Transports Québec, parce que visiblement cette compagnie a joué avec nos vies. Ce bus n’aurait jamais dû quitter Montréal. Est-ce que justice sera faite? J’en doute. Mais si avoir une tribune dans un journal peut donner un bleu, je prends l’élan, et je donne la bine. Tiens Greyhound.

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