Spécial U.S.A.

Et le nouveau président des États-Unis est… je ne sais pas! Pour des raisons techniques, cette chronique est écrite deux jours à l’avance. Donc, pour moi, on est lundi, soit la veille du vote. J’aimerais donner une opinion savoureuse sur le résultat, mais je ne la sais pas! Et puis zut… faisons semblant. Vous êtes capable de faire semblant non? Faire semblant de jouir, faire semblant d’être désolé, faire semblant de respecter le patron, quand dans le fond on s’imagine lui enfoncer la brocheuse dans le… bref, on fait semblant.

Youpi! Obama a gagné! Une première dans l’histoire. Un président des États-Unis noir! Pendant que nos voisins du sud avancent, nous, on recule avec Harper. Moi qui pensais que lorsque les États-Unis ont la grippe, le Canada tousse. Là, c’est plutôt les États-Unis sortent de la grippe, et nous, on va courir nus dans la neige en s’aspergeant d’eau. Bravo!

Zut! McCain a gagné! Voulez-vous bien me dire qu’est-ce qu’il va faire, ce vieux ratatiné aux idées aussi innovatrices qu’un lite-brite? Sans oublier Sarah Palin à ses côtés, la Paris Hilton de la politique américaine. Une fille qui n’a pas de talent, pas de connaissances, mais qui, grâce à son look et à son petit sourire niais, réussit à attirer la sympathie des gens. La différence avec Paris, c’est que Palin n’a pas de caniche dans une sacoche. C’est elle, le caniche dans la sacoche!

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Récession. Les consommateurs américains devront réduire leurs achats. Houuuuu! Je suis sûr qu’Abdoulala en Éthiopie, assis dans sa merde, à boire du sable, est bien triste d’apprendre que Bob Smith du Texas ne pourra pas acheter un sixième épluche-patates automatique.

Ce qu’il y a de triste dans cette récession, c’est que les Américains doivent payer pour la dette de 700 milliards de dollars contractée par les grosses banques, celles-là mêmes qui les ont volés pendant des années. C’est comme si tu te faisais voler chez vous, que les voleurs plaçaient ton argent, faisaient faillite, puis te demandaient de les sortir du trou en disant : «C’est ton argent qu’on a investi tout croche, donc t’as une part de responsabilité, puisque c’est TON argent.» C’est la liberté du rêve américain. La liberté des gens au pouvoir de faire ce qu’ils veulent pendant que la moitié de la population rêve d’un sixième épluche-patates automatique.

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