Bebeto Ulrich Lonsili, de l’Afrique à l’engagement social

Nathalie Simon-Clerc - TC Media

Bebeto Ulrich Lonsilil est l’un des lauréats 2015 du Mois de l’Histoire des Noirs qui vient de s’achever. Cet artiste burkinabbé, arrivé au Québec il y a sept ans, est très engagé socialement dans l’arrondissement de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve.

«De la joie et de la satisfaction». Ce sont les sentiments qui ont envahi Bebeto Ulrich Lonsili lorsqu’il a appris qu’il était l’un des lauréats 2015 du Mois de l’histoire des Noirs. Cet artiste originaire du Burkina Faso, est arrivé au Québec en 2007, invité par un festival. Il n’a jamais quitté la province depuis. «Ici, c’est chez moi», lance-t-il. D’ailleurs, il est encore en processus d’immigration et espère bien obtenir sa résidence permanente «afin de continuer le travail qui me tient à cœur», complète l’artiste.

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Bebeto Ulrich Lonsili signe le livre d’or de la ville de Montréal (Photo: Kevin Calixte)

Un artiste engagé socialement
Bien connu dans l’arrondissement, l’artiste burkinabé a fondé la troupe Lamogoya, en 2009, pour promouvoir la culture africaine. «Je veux faire se rencontrer des gens de différentes cultures», explique l’homme de 38 ans. Du Burkina Fasso, il a conservé de nombreux liens amicaux et familiaux, puisqu’il est agent d’artistes burkinabés. Sa famille est encore en Afrique et il jubile, car il vient d’apprendre une bonne nouvelle : «ma petite sœur vient d’accoucher!»

Mais c’est aussi une préoccupation sociale qui anime Bebeto Ulrich Lonsili. «C’est ma mission sur terre», assène l’artiste. Il est intervenu dans les écoles et les bibliothèques du Québec avec le projet « À l’ombre du Baobab », et s’implique dans de nombreuses causes. Lac Mégantic, Ébola, Philippines, Congo, … son engagement n’a pas de frontières.

Du travail à faire sur les préjugés
Il aime à souligner l’apport de la communauté noire dans la société québécoise. «Il reste encore beaucoup à faire dans l’acceptation, et les préjugés sur la couleur de la peau», admet-il. Pourtant, il remarque qu’il n’y a pas ici de racisme comme en Europe. «C’est différent, mais il reste du travail à faire», ajoute M. Lonsilil.

L’artiste burkinabé travaille sur son prochain évènement, la 4e édition de l’Hommage aux Femmes, à l’occasion de la Journée internationale de la Femme. Près de mille personnes sont attendues les 7 et 8 mars prochains, au 5035, rue Saint-Dominique et à la Maison d’Afrique, afin de débattre des problématiques des femmes en 2015.

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