La clause «croissance économique»
Une entente sur cinq ans vient d’intervenir entre le gouverÂnement et le Front commun. Elle comprend une clause dite de croissance économique : si la performance de l’économie québécoise est supérieure aux prévisions établies, les salaires seront majorés d’un maximum de 3,5 % dans les trois dernières années de l’entente.
Contrairement à ce que soutient Jean Charest, l’idée n’est pas neuve. Les syndicats l’avaient soumise lors des précédentes négociations, mais le PM n’en voulait pas parce que l’économie allait trop bien. Cette fois, du fait de la crise dont on sent encore vivement les effets et comme il n’y aura pas d’embellie avant quelques années, la même idée est subitement devenue une bonne idée.
Quand reviendront les négociations dans cinq ans, je ne serais pas surpris que les prévisions établies par le gouvernement soient tout d’un coup très optimistes, de manière à ce que la performance réelle de l’économie ne les rattrape et ne les dépasse jamais.
– Sylvio Le Blanc, Montréal