Aleksandra Wozniak: «Perdre ici, ça fait mal»
À son premier match en six semaines, Aleksandra Wozniak ne s’est pas montrée assez régulière pour offrir une forte opposition à Timea Bacsinszky, 49e meilleure raquette de la planète. La Québécoise de 22 ans a dû s’avouer vaincue en deux petites manches de 6-3 6-2.
En conférence d’après- match, la Blainvilloise n’a pas caché sa déception, même si ses attentes étaient peu élevées en raison d’une tendinite au bras droit qui l’a contrainte à se retirer des tournois de San Diego et de Cincinnati. «Ce n’est pas facile de perdre dans la vie… Et perdre ici, ça fait mal, a-t-elle déclaré. On joue seulement à Montréal une fois aux deux ans.»
«J’ai senti que c’était raide et que ça manquait de flexibilité, a t-elle dit au sujet de sa blessure. Mon bras était lourd. Comme je manquais de force, c’était difficile de bousculer mon adversaire.» Après avoir gagné son service d’entrée de jeu, Wozniak s’est fait briser dès la troisième partie. Tirant de l’arrière 5-1, la Blainvilloise a réussi à enlever le service de son adversaire pour remonter à 5-3. La Suissesse a toutefois signé son nom sur la première manche à la 34e minute de jeu.
Wozniak a bien entamé le deuxième acte, grâce entre autres à de belles présences au filet. La Québécoise a cependant permis à son adversaire de prendre les devants 3-1 après avoir bousillé quelques revers en croisé. À 5-2 pour Bacsinszky, même la voix du Stade Uniprix semblait avoir jeté l’éponge. Au changement de côté, la foule a entendu l’annonce suivante résonner dans les haut-parleurs de l’enceinte : «Dans quelques minutes, Chris Evert fera son entrée sur le court central pour son intronisation au Temple de la renommée de la Coupe Rogers.»
Malgré les encouragements de la foule, la 53e raquette mondiale n’a su faire mentir la prédiction de l’annonceur et a plié l’échine lorsque son coup droit a flotté à l’extérieur des lignes, 1 heure et 4 minutes après avoir frappé la première balle. En ce qui concerne le US Open, qui approche à grands pas, Wozniak garde espoir. «Du repos et des traitements de physio, a-t-elle indiqué. C’est le dernier Grand Chelem de l’année. Je ne veux pas le manquer.»