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Le pouvoir de Bellemare

Les médias et leur couverture des derniers jours prouvent que la justice peut parfois être bien injuste. La commission Bastarache est un cas d’espèce. Jamais dans l’histoire du Québec n’a-t-on vu un seul individu bénéficier d’autant de complaisance que Marc Bellemare.

À part lui, qui est assez important pour refuser de rencontrer le directeur des élections, de rencontrer les enquêteurs de la Sûreté du Québec, de rencontrer les procureurs d’une commission d’enquête publique (des semaines avant les audiences, comme tous les autres témoins), de rencontrer le directeur du Barreau du Québec?

Il est seul à avoir témoigné et déjà les médias le donnent «vainqueur».

Quelques médias ont timidement noté des incohérences, des anachro-nismes et des oublis dans le fameux témoignage, mais la grande majorité a tout simplement condamné M. Charest sur la foi d’un individu qui éprouve beaucoup d’amertume pour le monde politique après ses échecs à la mairie de Québec et comme ministre.

Pourtant, M. Bellemare a contribué au PLQ à plusieurs reprises après sa démission. Il a également sollicité, sans succès, des gens qu’il dénonce  aujourd’hui…

Je sens la rancÅ“ur et l’amertume dans toute sa démarche. Et, surtout, un colossal laisser-faire de la part des médias.

– Felipe Mignault, étudiant, Université Laval

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