Jean-François Mercier, rédacteur en chef invité
L’humoriste et animateur de Un gars le soir, diffusée à 22 h du lundi au vendredi à V, Jean-François Mercier, était de passage chez Métro mardi soir afin d’agir à titre de rédacteur en chef invité. Vous pouvez ainsi lire, au fil des pages de ce journal, ses commentaires sur les nouvelles du jour. Notre invité a également commandé à nos journalistes Marie-Eve Shaffer et Mathias Marchal un reportage sur l’augmentation de la population mondiale.
• Les lock-outés du Journal de Montréal rejettent les dernières offres patronales
Je ne veux pas tomber dans le procès d’intention. C’est trop facile de démoniser quelqu’un, mais ma sympathie va clairement aux lock-outés. Le Journal de Montréal est devenu le chef de file des médias écrits au Québec à cause de ses employés, et il faut que travailler pour le Journal, ça soit les meilleures conditions de l’industrie. Il faut qu’il y en ait des bonnes jobs payantes au Québec, sinon il n’y aura plus d’espoir dans le marché du travail. Au lieu d’avoir le réflexe très québécois de jalouser ceux qui ont de bonnes conditions de travail, pourquoi on n’essaie pas d’augmenter nos propres conditions
D’un point de vue économique, la rareté crée la valeur. Si on était 100 000 êtres humains sur la planète, ça serait inconcevable de laisser mourir un quêteux dans la rue, ça serait inconcevable de laisser mourir quelqu’un de faim, ce qui, pourtant, est le lot de plusieurs aujourd’hui. L’aspect écologique est bien réel. Un bébé, c’est un pollueur de plus. Mais selon moi, au-delà de l’écologie, le véritable défi sera de distribuer les richesses de manière équitable entre tous et pour ce faire, il faudrait être moins. Deux choix : soit limiter l’arrivée de nouveau-nés ou se débarrasser de ceux qui sont «de trop». La première alternative me semble beaucoup moins douloureuse. Non à une législation visant à contrôler les naissances, avoir des enfants étant une aspiration fondamentale, mais est-ce qu’on pourrait éviter d’encourager le peuplement à coups de subventions?
Deux mois sous terre, j’imagine que les mineurs doivent avoir hâte de rejoindre leur famille sauf que d’un autre côté, tu «drop» 33 danseuses dans le fond de la mine et tu appelles ça Loft story pis je ne serais pas surpris que les gars se battent pour rester le plus longtemps possible. Évidemment, c’est une boutade et j’ai le plus grand respect pour le drame humain vécu par les mineurs, mais quelques fois télé-réalité et information spectacle finissent par se rejoindre.
Ah bon, une télé-réalité mettant en vedette des protagonistes qui font des salaires irréels, qui travaillent genre 20 minutes par match gros top, je n’étais pas sûr, mais en lisant que c’était une décision de la direction de V télé, je me suis tout de suite dit qu’il devait s’agir d’une décision éclairée de mettre en onde cette émission. Après tout, ils ont fait la preuve de leur jugement aiguisé lorsqu’ils ont signé Jean-François Mercier à la barre d’Un gars le soir. Ces gens-là savent ce qu’ils font!
Vivement le retour du Canadien en saison régulière… on a si peu de prétextes pour boire à notre goût. Le hockey est beaucoup plus qu’un sport, c’est le liant social qui fait fondre les castes intellectuelles. Enfin un sujet où chaque épais peut avoir une opinion valable qui ne prêtera pas à conséquence et, comme on ne teste pas les alternatives, chacun peut avoir raison. C’est merveilleux! Mon opinion personnelle : le hockey, c’était ben meilleur dans le temps que les gars portaient pas de casque. Aujourd’hui, ça manque de comotions cérébrales!