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Ça prend plusse de bonne violence

Yvan Piquette, Réal Munger et Paul Meilleur-Aucoin/Sportnographe

La nouvelle saison de la vieille nouvelle ligne nationale ne fait que commencer que, déjà, les gens veulent de la commotion au sens pas générique du terme : du sang qui sort par les oreilles et du gros joueur qui se relève et qui appelle l’arbitre maman. Le problème avec ça, c’est que ça donne mauvaise presse à la violence. Oui, parce que la violence, c’est comme Michèle Richard, ça a peut-être l’air fou à tv, mais au fond, ça a le cÅ“ur tendre tendre tendre.

La mauvaise violence, c’est mal
En fait, c’est la bonne violence qui a le cÅ“ur tendre. La mauvaise, elle, elle fait mal à regarder. Prenez par exemple un joueur qui mange un coup dans tête en gros plan dans votre 52 pouces. Y sort sur une civière, y’est pu capable d’additionner 2 plusse 2 sans penser que ça fait 12 000 pis au souper, quand tu vois ça à tv, ben c’est aussi moyen que d’entendre France Castel animer sur les ondes d’Espace musique. Pire, la mauvaise violence, elle influence nos jeunes dans le mauvais sens directionnel, dirait Alain Sanscartier, un gars affecté à la couverture radio des matchs du Ottawa.

Sans compter que la LNH manque de gars pour la subir, cette mauvaise violence. «Des Ian Laperrière, y’en a moins dans la ligne nationale, c’est un gars extrêmement courageux qui va dépasser aller un p’tit peu être nono-là, coco, parce qu’y’a des enfants», disait Jacques Demers cette semaine sur les ondes de CKAC Sports.

La bonne violence, c’est bien
En revanche, ce qui est le fun, avec la bonne violence, c’est qu’elle est invisible à première vue parce que le caméraman s’affaire à zoomer sur le gras de joue de Spacek pendant qu’un jambon se fait étamper la face dans bande. Elle, t’a vois juste à la reprise. Si RDS part pas à la pub. En somme, c’est le principe de la banalisation de l’information à l’envers : moins tu vois une scène de violence à tv, plusse qu’elle goûte meilleur. Exactement comme Adam Smith qui disait que la rareté crée la richesse. Pis la richesse, ça peut pas t’être mauvais, checke ça comme ça va ben dans le monde à cause d’elle.

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