Le cÅ“ur n'y était pas
Pluie pas pluie, le cœur n’y était pas cette année pour la Fête nationale du Québec. Une baisse marquée de fréquentation sur les sites des festivités fut constatée. J’ai assisté dans le passé à des spectacles lors de notre fête nationale sous la pluie battante, et les Québécois étaient tout de même au rendez-vous, que ce soit sur les plaines d’Abraham à Québec, au parc Maissonneuve à Montréal ou encore au Vieux-Port de ChicouÂtimi. Donc, mettre au banc des accusés Madame la pluie pour expliquer le manque d’intérêt à fêter ce dernier 24 juin n’est pas une excuse qui tienne, selon moi. Des raisons pour fêter manquaient!
La défaite le 2 mai dernier du Bloc québécois et de son chef, dans son propre compté, m’a personnellement attristé au plus haut point. Je n’avais donc pas le goût de célébrer la nation québécoise le 24 juin à cause de cela, entre autres.
Alors, devons-nous parler d’une morosité collective palpable face au nationalisme québécois à la suite, entre autres, de cette dégelée du Bloc québécois? Doit-on y voir une réponse à la bisbille qui se poursuit au Parti québecois et à la renÂgaine souverainiste de Pauline Marois qui nous parle de son Pays du Québec, ce qui semble sonner faux aux oreilles de plusieurs? Est-ce la montée en flèche de la popularité de Francois Legault, qui se pointe en nouveau sauveur politique et qui viendra nous remettre – LUI – sur les rails d’un nouveau Québec? Bref, le cœur n’y était pas cette fois pour célébrer la nation québécoise. Pluie pas pluie, on peut parler d’un réel naufrage!
– Yvan Giguère, Saguenay