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Les grandes vacances…

Je me suis toujours demandé pourquoi les problèmes majeurs de notre société devenaient moins urgents à régler l’été qu’ils le sont l’hiver. Sincère­ment, je ne comprends pas que nous puissions nous permettre de mettre notre province, notre pays, en mode pause durant plus de trois mois.

Je comprends que tout le monde a besoin de vacan­ces pour se ressourcer, mais avons-nous les moyens de nous permettre un si long congé? La réponse est sans équivoque : Non.

Depuis la semaine dernière, la liste des industries qui ferment leurs portes ne cesse de s’allonger, la circulation à travers la province est infernale, nous fermons les yeux et prenons un grand respire  chaque fois que nous traversons un pont pour nous rendre sur la Rive-Sud, les cas de maltrai­tance chez les personnes âgées deviennent presque une épidémie, la DPJ  n’arrive plus à répon­dre à la demande, les centres jeunesse débordent, il y a pénurie de certains médicaments nécessaires à la survie de personnes malades, on libère des crimi­nels dangereux, on acquitte des tueurs d’enfants, mais rien de tout cela n’est suffisamment important pour ébranler notre structure et rappeler au bureau les élus.

Trois mois, c’est long, surtout lorsque nous réalisons que le payeur de taxe normal n’a que deux petites semaines par année pour refaire le plein…

Deux poids, deux mesures. Peut-on y changer quelque chose? Non, je ne pense pas, mais nous avons le droit de remettre certaines «traditions» en question!

– Francine Laplante

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