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Course à l'investiture républicaine: qui affrontera Obama?

Elle ne l’a pas encore annoncé, mais Sarah Palin ne sera pas candidate à la présidentielle américaine. «Personne ne s’attend à ce qu’elle le soit, affirme Jennifer Duffy, rédactrice au Cook Political Report de Washington. Elle semble être bien heureuse de faire de l’argent et de dire ce qui lui chante. Deux choses sur lesquelles elle devra faire une croix si elle est candidate.»

Il y a six mois, l’absence de Sarah Palin dans la course à l’investiture républicaine aurait été désastreuse pour le parti. Mais plus maintenant. Les républicains auront le choix avant la première primaire, au New Hampshire en janvier. Mitt Romney et Jon Huntsman sont deux anciens gouverneurs respectés. Ron Paul est un libertaire qui a une base de supporters imposante. Et puis, il y a Michele Bachmann. La charismatique membre du Congrès – qui agit comme la leader non officielle du Tea Party – a charmé de nombreux Américains.

«Au départ, Bachmann était comme une Sarah Palin 2.0, mais elle a prouvé qu’elle avait une identité propre, explique Mme Duffy. Palin aura toujours ses fans, mais chez les républicains, en tant qu’ensemble, elle devient de plus en plus impopulaire.» En juin, un sondage NBC-Wall Street Journal indiquait que 54 % des Américains avaient une opinion défavorable et 24 % une opinion favorable de l’ex-gouverneure de l’Alaska.

De son côté, même si elle n’est élue que depuis 2007, Bachmann, 55 ans, est maintenant dans le peloton de tête pour affronter Barack Obama en 2012. Dans un récent sondage mené auprès des républicains, elle arrive au deuxième rang (12 %), derrière Mitt Romney (35 %).

Bachmann est excellente pour animer une foule, mais elle n’a jamais été cadre, no­te James Woodruff, un avocat qui souhaite devenir bénévole pour l’une ou l’autre des campagnes républicaines. Je souhaite un candidat qui a fait ses preuves. Romney a montré par le passé qu’il pouvait prendre les choses en main.»

À partir de maintenant, les candidats – 18 officiels et 9 qui n’ont pas encore dit s’ils sautaient dans la course – devront surtout se concentrer sur le financement de leur campagne. Si la réélection de Barack Obama semble fort probable en novembre 2012, Harold Hedrick, président du collège républicain de Floride, assure qu’un républicain peut encore l’emporter.  «N’im­porte lequel des candidats actuels peut battre Obama, soutient-il. Quand les électeurs vont se présenter aux urnes, ils vont se demander : « Est-ce que je suis dans une meilleure situation qu’il y a quatre ans? »»


Le boulet de Mitt Romney

Théoriquement, Mitt Romney devrait être le favori dans la course à l’investiture républicaine. Mais selon un récent sondage mené dans l’Iowa, il est derrière la vedette locale, Michele Bachmann. Le respecté ex-gouverneur du Massachusetts (ainsi que chef de la direction de Salt Lake City Olympics et fondateur de la firme d’investis­se­ment Bain Capital) n’est pas aimé de tout le parti, et ce, à cause de la réfor­me de la santé qu’il a menée au Massachusetts.  Celle-ci a servi de modèle à Barack Obama pour sa réforme nationale du système de la santé. D’ailleurs, le président a donné un certain crédit à Romney, ce qui pourrait bien nuire à ce dernier dans son parti. En tant que mormons, Mitt Romney et Jon Huntsman sont aussi vus d’un mauvais œil par certains.

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