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Trump a félicité le président philippin pour sa lutte anti-drogue

In this combination of file photos, from left to right: Philippine President Rodrigo Duterte is pictured on Oct. 26, 2016, in Tokyo; U.S. President Donald Trump is pictured April 29, 2017, in Washington. A U.S.-based human rights group said on Monday, May 1, 2017, that Trump should seek accountability and not offer to roll out the White House red carpet for Duterte, who the group accuses of being a mass murder 'mastermind' amid the thousands of deaths in his anti-drug crackdown. (AP Photos/Eugene Hoshiko, Pablo Martinez Monsivais, Files) Photo: AP

Au cours d’un entretien téléphonique le 29 avril, le président américain Donald Trump a félicité le président philippin Rodrigo Duterte pour sa guerre contre les drogues. Particulièrement sanglante, la répression anti-drogue aurait fait, depuis l’élection de M. Duterte en juin 2016, plus de 7000 morts selon un rapport d’Amnistie internationale publié en janvier dernier.

D’après une transcription de la conversation publiée en entier mardi par le site The Intercept, M. Trump indique à M. Duterte qu’il l’appelle expressément pour lui dire qu’il fait un bon travail contre les drogues dans son pays. «Je voulais seulement vous féliciter, parce que j’entends dire que vous faites un travail incroyable contre le problème des drogues, déclare le président américain dans la transcription officielle rédigée par le gouvernement philippin. Plusieurs pays ont ce problème, nous l’avons aussi, mais quel travail fantastique vous faites. Je voulais seulement vous appeler pour vous le dire.»

Ces notes contrastent avec la transcription du même appel rendue publique par la Maison-Blanche. Cette dernière évoquait que les deux interlocuteurs avaient, entre autres, parlé «du fait que le gouvernement philippin travaille très fort pour débarrasser le pays des drogues, un fléau qui affecte plusieurs pays».

Selon Amnistie internationale, la répression des trafiquants et des toxicomanes a provoqué aux Philippines, dans les sept premiers mois du règne de Rodrigo Duterte, une vague d’exécutions sommaires et de meurtres extrajudiciaires commis par les forces de l’ordre ainsi que par des milices locales.

En décembre dernier, le président philippin s’était vanté d’avoir lui-même tué des criminels alors qu’il était maire de la ville de Davao, et ce pour montrer l’exemple aux policiers. L’homme de 71 ans s’était déjà comparé au dictateur nazi Adolf Hitler, trois mois plus tôt, affirmant qu’il serait heureux de massacrer des millions de toxicomanes.

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