Concilier travail et maternité : un combat
Au Canada, bon nombre vivent encore dans la pauvreté, et la majorité sont des femmes, surtout des mères seules. Plusieurs vivent sous le seuil de pauvreté, tout particulièrement celles ayant des enfants de moins de sept ans.
Conséquence? Les mères pauvres ont des enfants pauvres. Le manque de scolarité et la précarité de l’emploi les maintiennent souvent dans cette situation, sans oublier que les emplois occupés par les femmes sont encore souvent sous-payés.
Améliorer les conditions
L’apport salarial de la mère est maintenant une réalité incontournable. Ce salaire est souvent nécessaire pour la survie économique des familles biparentales. Il devient essentiel pour les familles monoparentales dont la responsabilité financière incombe majoritairement aux femmes. Pourtant, l’organisation et la culture du travail manquent encore de souplesse pour répondre aux réalités de la famille, et les femmes doivent composer avec toutes les contraintes que cela entraîne.
Les mesures sociales d’aide à la famille se sont améliorées, mais elles demeurent parfois insuffisantes à cause de la précarité du type d’emploi occupé par les femmes et de leur niveau salarial.
Concilier travail et maternité
Les femmes doivent encore majoritairement composer avec les exigences du double rôle de mère et de travailleuse. Ce sont elles qui assument la majorité des heures consacrées aux enfants et aux tâches ménagères.
Le manque de temps entraîne souvent des sentiments de culpabilité et d’incompétence, soit envers la famille, soit envers l’employeur. C’est pourquoi plusieurs d’entre elles se tournent vers des emplois dont l’horaire est plus flexible, mais qui sont en même temps plus précaires, comme le travail à temps partiel, le travail à domicile, le travail sur appel ou le travail à la pige.
Éduquer seule ses enfants
Dans la très grande majorité des cas de divorce, la garde exclusive des enfants est encore confiée à la mère. Si on ajoute à ce nombre les mères célibataires et les mères en union libre qui se séparent, on peut dire que la monoparentalité est une réalité essentiellement féminine.
Et tout le monde s’accorde sur ce que cela signifie : travailler plus pour réussir son rôle parental, être flexible dans la gestion des horaires, avoir de l’organisation, trouver les moyens de répondre à tous les besoins de la famille, faire preuve de créativité et développer ses capacités d’adaptation. Ouf!
Reconstituer une famille
Le phénomène de la famille reconstituée est relativement nouveau même s’il prend de l’ampleur. En plus de leur rôle de mère, certaines femmes doivent donc assumer celui de belle-mère, rôle parfois ingrat.
Elles héritent souvent d’un tas de responsabilités qui concernent les enfants du conjoint sans en retirer grand avantage. Leurs sentiments oscillent entre l’exaspération, la culpabilité et l’impuissance. Le défi est de taille et l’investissement émotif, important!