Nouvelle carrière, nouvelle vie
Si certains rêvent toute leur vie d’un emploi différent, d’autres ont osé faire de leur rêve une réalité. Questionnements, retour aux études et transition entre ancienne et nouvelle carrières sont alors au programme de ceux qui étaient pourtant confortablement installés dans un domaine. Témoignages de deux femmes qui ont fait le grand saut.
De serveuse à courtière immobilière
Après 10 ans en restauration, pour Natacha Trudel, il était clair qu’un changement de carrière s’imposait. «J’adorais ce que je faisais, j’aimais travailler avec la clientèle, mais je me levais très tôt et j’avais des maux de dos. Je savais que je ne pourrais pas continuer très longtemps», explique-t-elle.
Alors qu’elle s’interroge sur la nouvelle carrière qui pourrait lui convenir, un client qui suit un cours d’agent immobilier lui dit qu’il la verrait bien faire ce métier. Et pourquoi pas? À 34 ans, avec deux jeunes enfants à sa charge, Natacha s’inscrit au cours à temps plein tout en continuant à travailler à temps partiel en restauration. Bien que, des années plus tôt, elle n’ait pas terminé son cégep, Natacha prend plaisir à retourner aux études : «J’étais super motivée et disciplinée. J’aimais beaucoup apprendre de nouvelles choses», se souvient-elle.
Une fois son cours terminé, Natacha occupe de front, pendant six mois, son travail de serveuse et son nouvel emploi d’agente immobilière. Puis, elle décide de faire franchement le saut. Six ans plus tard, elle travaille toujours à titre de courtière immobilière agréée pour le groupe Sutton.
Retour sur les bancs d’école
De son côté, Véronique Landry aurait pu facilement naviguer d’un emploi à l’autre munie de son bac en service social. Mais après cinq ans comme conseillère dans un carrefour jeunesse-emploi de Montréal, elle se sent prête à relever de nouveaux défis. À 27 ans, tout en travaillant à temps plein, elle entame donc un certificat en sciences de l’environnement, un sujet qui l’a toujours intéressée. À raison d’un ou deux cours du soir par session et d’un cours à distance à la TELUQ, elle parvient à terminer son cours. «Je ne savais pas vraiment où ce certificat me mènerait, mais je souhaitais ajouter des cordes à mon arc», se souvient-elle.
Quelques mois plus tard, elle quitte son emploi et s’inscrit à un DESS en planification territoriale et développement local à l’UQAM, dédié aux professionnels. Après un stage, elle entame une maîtrise en géographie pour finalement obtenir, il y a quelque temps, des bourses pour un doctorat.
Portes ouvertes
Véronique ne savait pas, au départ, où son retour aux études la mènerait, mais il lui a ouvert des portes et lui a fait découvrir de nouveaux intérêts. Elle songe maintenant à enseigner ou à s’impliquer dans des projets de développement en environnement. Ce qui est certain, c’est que l’éventail de ses possibilités est désormais très large. De son côté, Natacha se dit «plus qu’heureuse» d’avoir opté pour un changement de carrière. «J’adore ce que je fais, et mon corps m’en remercie!» lance-t-elle.