Faible taux de participation aux élections au Liban
BEYROUTH — Les premières élections nationales au Liban en neuf ans ont été marquées par une participation tiède, dimanche, reflétant la frustration des électeurs envers une corruption endémique et une économie stagnante.
Les politiciens avaient pressé les citoyens de voter, et les forces de sécurité ont peiné à maintenir l’ordre alors que des combats éclataient à l’intérieur et dans les environs de bureaux de vote.
Le président Michel Aoun a diffusé un discours télévisé exhortant à participer au scrutin une heure avant la fermeture des bureaux en soirée.
Ces élections étaient les premières depuis l’éclatement de la guerre dans la Syrie voisine en 2011, un conflit ayant amené plus d’un million de réfugiés au Liban, un pays dont la population est évaluée à 4,5 millions de personnes. La guerre a divisé le pays entre des formations soutenant l’intervention du Hezbollah commanditée par l’Iran en Syrie pour aider le président Bachar al-Assad et d’autres, sympathiques à l’Arabie saoudite, s’y opposant.
Des résultats préliminaires étaient attendus tard dimanche, mais les résultats officiels ne doivent pas être connus avant lundi.
Le faible taux de participation — entre 32 et 42 pour cent dans les circonscriptions de Beyrouth, selon le ministre de l’Intérieur, Nouhad Machnouk — a traduit l’apathie envers les principaux partis et ouvert la possibilité que des candidats extérieurs remportent des sièges au Parlement.
Selon M. Machnouk, le taux de participation à l’échelle du pays a été de 49 pour cent, comparativement à 54 pour cent en 2009.