Soutenez

Les dossiers chauds de 2013

Photo: Archives Métro

Plusieurs dossiers chauds nous attendent encore cette année.

Peut-être que le développement le plus important pour 2013 est arrivé en… 2012, le 21 décembre plus précisément. C’est ce jour-là que le président Obama a nommé John Kerry secrétaire d’État, l’équivalent de notre ministre des Affaires étrangères.

En quoi la nomination de John Kerry pourrait-elle constituer une bonne nouvelle pour 2013? D’abord parce que le poste de secrétaire d’État est un des postes diplomatiques les plus importants sur la planète et également un poste de ministre des plus influents du cabinet d’Obama. Ensuite, depuis le règne de George W. Bush à la présidence américaine, les négociations internationales sur le climat avancent à pas de tortue. Madame Clinton n’a hélas jamais été très intéressée par ces négociations. Cela risque fort de changer avec le sénateur Kerry.

Lors de la Conférence de l’ONU sur le climat de 2008 à Poznan, en Pologne, Obama venait tout juste d’être élu, mais il n’avait pas encore formé son cabinet. Il avait alors délégué le sénateur Kerry comme son représentant officiel à la conférence.

Kerry s’intéresse aux dossiers des changements climatiques depuis des années. J’ai eu le plaisir de le rencontrer lors d’une soirée à Washington et il m’est apparu très engagé sur cette question. Sa nomination est de bon augure.

Si jamais, avec l’appui du président Obama, M. Kerry arrivait à énergiser les négociations internationales, cela pourrait être le développement le plus important en environnement de 2013.

Au Québec, il faut s’attendre à une consultation sur la nouvelle politique énergétique et à l’élaboration d’un plan d’action sur les changements climatiques pour l’atteinte du nouvel objectif de 25 % d’émission de GES sous le niveau de 1990. Dans le dossier des gaz de schiste, le Comité de l’évaluation environnementale stratégique doit rendre public son rapport au mois de novembre. Un rapport très attendu, qui sera l’aboutissement de 30 mois de travaux et d’études. Le gouvernement de Mme Marois devra également mettre à jour la politique agricole du Québec, un dossier qui traîne depuis trop longtemps.

En ce qui concerne Ottawa, la grande période de noirceur que traverse notre pays sur la question de l’environnement, et sur bien d’autres, risque de se poursuivre… hélas!

Articles récents du même sujet

Mon
Métro

Découvrez nos infolettres !

Le meilleur moyen de rester brancher sur les nouvelles de Montréal et votre quartier.