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L'immortel: Un gangster humain

Tom Cruise et Tom Hanks s’en méfiaient l’un dans Mission : Impossible, l’autre dans Da Vinci Code, alors que Robert de Niro pouvait compter sur lui dans Ronin. Jean Reno a travaillé avec les plus grands, et pour un film tourné à l’étranger avec Steve Martin ou Roberto Benigni, l’acteur fétiche de Luc Besson se fait un devoir de travailler en France. Il a donc participé à L’immortel de son ami Richard Berry, où il interprète un gangster qui n’arrive pas à changer de vie.

«C’est un beau personnage, lance de sa voix grave l’acteur rencontré lors de son passage à Montréal. C’est un être qui est extrêmement humain, peut-être un des plus humains que j’ai joués.» Bien que l’individu qu’il incarne appartienne au monde réel, le héros de Les visiteurs n’a jamais voulu s’en inspirer. «Je n’aime pas du tout imiter des gens qui existent. Mon boulot est d’attraper un personnage qui est écrit sur papier et de le faire sortir de façon crédible.»

Même s’il y a beaucoup d’action au menu, Jean Reno a donné son aval à ce projet pour pouvoir explorer les zones grises de son personnage, qui n’hésite pas à prendre les armes pour protéger sa famille. «Je voulais une histoire de rédemption, clarifie rapidement le comédien. Il paye pour avoir quitté son milieu. C’est ça qui m’intéressait plus, que de faire un film de gangsters. Évidemment, il faut de la violence. C’est un mec qui est flingué 22 fois. On tue un de ses collaborateurs, on tabasse sa fille, on kidnappe son fils. Il ne va pas rester chez lui à lire Nietzsche ou Socrate!»

Face à l’adversité, tout est possible, surtout lorsque la vie de quelqu’un est en jeu. «On ne sait pas ce qui peut arriver dans une situation critique, continue-t-il. Tu peux devenir le plus lâche des hommes ou quelqu’un qui va défoncer un mur pour sauver une famille arménienne. C’est dans l’être humain. Je n’ai pas peur de penser que, si tu t’attaques à un de mes gamins, tu peux avoir de gros problèmes.»

Se sentir en sécurité
Les étiquettes, Jean Reno connaît. Il est difficile de ne pas l’associer à cet homme discret, mais menaçant, qui est capable de régler n’importe quel problème avec ses poings et son code d’honneur. «C’est la société qui est responsable des conventions, affirme le héros de Léon. Elle adore s’inscrire dans ce qui est déjà dessiné. Sans doute que pour raconter L’immortel, un acteur comme Jean, quand tu lui colles une arme – alors que je n’ai aucune fascination pour les armes -, eh bien ça rassure et ça fait que ça devient crédible.»

L’immortel
En salle dès vendredi

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