Développer de nouveaux produits grâce au DEP en Production animale
Les écoles qui offrent le nouveau diplôme d’études professionnelles (DEP) en Production animale pourraient attirer de plus en plus de jeunes, au cours des prochaines années.
Cette formation prend effet dès la prochaine rentrée scolaire et remplace les DEP en Production porcine, Production laitière et Production de bovins de boucherie, qui souffrent d’importants déficits d’inscriptions.
«L’un des objectifs du nouveau programme est de donner des connaissances concernant les productions plus marginales comme les poulets, les canards, et tout ce qui est viable pour une entreprise agricole», explique Alain Veilleux, enseignant au Centre de formation professionnelle de Coaticook.
«Ce DEP va permettre de former une main-d’œuvre qualifiée qui pourra développer de nouveaux produits, comme le fromage de chèvre, par exemple», continue Marc-André Bastien, directeur adjoint du Centre Frère-Moffet, au Lac-Témiscamingue.
De la théorie à la pratique
D’une durée de 1 215 heures, le DEP offre le même tronc commun théorique que ses prédécesseurs et mise sur l’alternance en permettant à l’étudiant de travailler dans l’exploitation agricole de son choix.
Ce nouveau diplôme pourrait donc attirer des jeunes qui ne sont pas issus de ce milieu et qui représentent seulement 20 % de la clientèle, selon M. Veilleux. Ceux qui veulent intégrer rapidement le marché du travail après l’obtention du DEP auront donc des perspectives d’emploi intéressantes, le taux de placement frôlant même les 92 % en 2011, et pourront obtenir un salaire horaire d’entrée de 15 $, en moyenne.
Ceux qui souhaitent un jour être à la tête de leur propre exploitation peuvent quant à eux intégrer un diplôme d’études secondaires en Gestion et exploitation d’entreprise agricole (GEEA), d’une durée de deux ans.
C’est le cas de Karyanne Cotnoir, 20 ans, qui, même si elle n’est pas issue d’une famille agricole, désire un jour acquérir sa propre ferme laitière. «Je ne savais pas trop quoi faire de mes dix doigts, puis j’ai découvert que j’aimais vraiment les vaches laitières», raconte celle qui travaille dans la production de lait depuis l’âge de 14 ans.
«La première motivation que les jeunes devraient avoir, c’est la passion. On ne travaille pas dans ce domaine pour le salaire», conclut M. Veilleux.
Des vaches aux chevaux
Si, à Coaticook, comme dans l’ensemble du Québec, la production laitière est plutôt importante, dans des régions comme le Témiscamingue, c’est plutôt la production équine qui a la cote.
«L’engouement que nous vivons pour les chevaux a presque doublé les inscriptions au DEP en Production animale. Cette formation vient d’ouvrir de nombreuses possibilités d’exploitation», raconte M. Bastien.